Compte-rendu de la mission AEFE au Maroc: Mobilisons-nous!

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Compte-rendu de la mission AEFE au Maroc

 

La mission était composée de :

Mr Lebreton, Directeur adjoint, Mme de Boisjolly, Responsable du secteur Afrique

pour le SCAC :

Mr Neuville, Conseiller Culturel adjoint, Mr Bur, Chargé de mission pour le 1er degré

Le SNUipp-Maroc ayant demandé à être associé à la mission a été représenté par :

Rozenn Ansidéi et Michelle Naciri

Les associations de parents ont été reçues séparément.

 

Marrakech – lundi 03/04 :

Etaient également présents le Proviseur et le Directeur de l’école ainsi que les représentants locaux des personnels du 1er et du 2nd degré

 

Mr Lebreton indique que la mission a un double objectif :

-         mesurer la demande scolaire qui s’exerce au Maroc pour la rentrée prochaine

-         partager un ensemble de réflexions et d’échanges de la situation actuelle et de projections à moyen terme

Les représentants du personnel rappellent alors la situation de Marrakech et réitèrent leurs inquiétudes quant à la rentrée 2006.

- réponse : il faut partir des effectifs prévisionnels pour ouvrir ou fermer un classe

Les collègues confirment que plus d’une trentaine des 50 enfants français non scolarisés en 2005 sont actuellement dans des établissements privés marocains.

Mr Lebreton remarque que 11 enfants ont été scolarisés à l’école Majorelle (OSUI) dont 3 enfants boursiers et il précise, au sujet des bourses, que la prise en charge tient compte des frais de scolarité différenciés ;

Certes, les frais de scolarité sont pris en compte mais la base de calcul des revenus, elle, n’est pas réajustée, sans parler du problème du financement, par l’Etat, de frais de scolarité d’un établissement privé…

Lorsque les collègues signalent que les parents français refusent l’OSUI du fait que c’est un établissement privé, Mr Lebreton répond que l’OSUI est « un établissement de type associatif dont les personnels sont titulaires de l’Education Nationale »

Et la bataille sur la définition et le sens des mots ne fait que commencer…

Il poursuit en indiquant que « l’Agence ne décidera rien unilatéralement, qu’elle tiendra compte des projets de la coopération franco-marocaine et qu’elle définira une stratégie largement partagée par les différents acteurs, enseignants, parents d’élèves… »

Il s’interroge alors sur la complexité de la situation : « On demande à l’Agence d’accroître ses capacités au Maroc :

-         d’accueillir tous les enfants

-         de le faire au tarif le plus bas possible

-         et d’investir dans des bâtiments supplémentaire

tout cela sans tenir compte de la redondance apportée par les établissements de l’OSUI »

N’a-t-on pas tout fait pour faciliter l’installation et le développement de l’OSUI ?

Mais le décor de la « concertation » est planté…

Interrogé sur la rentrée 2006,Mr Lebreton indique que la capacité d’accueil au Maroc sera maintenue mais que l’on n’ira pas au-delà pour  répondre à des préoccupations budgétaires mais aussi pour prendre en compte les autres offres qui se sont constituées

au Maroc, de manière à ne pas créer de « systèmes étanches » même si certains établissements sont homologués et non conventionnés comme c’est le cas dans de nombreux pays.

Concernant la rentrée 2006 à l’école Renoir, il y aura maintien des 3 GS si les inscriptions sont suffisantes.

Remarque du SNUipp, si le recrutement en GS  est insuffisant pourquoi ne pas ouvrir à nouveau la MS ?

Réponse : « On est obligé de réfléchir à l’offre globales OSUI/AEFE » et « l’ouverture d’une MS à Renoir serait considérée comme un retour en arrière ».

Est-ce à l’AEFE de s’occuper des effectifs de l’OSUI ? Désormais, pour l’Agence,la réponse est OUI !

Pour conclure, Mr Lebreton s’est voulu rassurant :

-         pas de licenciements de personnel, on utilisera les départs à la retraite et les mutations.

-         la subvention 2006 est équivalente à 2005 « ce qui est considéré comme un élément positif par les temps qui courent »

-          

Mais à la fin de l’entrevue, aucune échéance n’est fixée, ni même les modalités de la concertation pour le moyen terme.

Comme le dit notre collègue du SNES, « En résumé, Mr Lebreton a pris la température et Mme de Boisjolly s’est étonnée de la différence de température entre Paris et Marrakech » Quant à nous, nous ferons l’impasse sur son étonnement devant « la hauteur des plafonds » des classes !

 

 

Agadir  – mardi 04/04 :

Egalement présents le Proviseur, chef de Pôle, la Principale,  le Directeur de l’école, le Consul de France et toujours les représentants locaux des personnels du 1er et du 2nd degré

 

En préambule, la Principale  rappelle quelques données chiffrées et dresse une photographie du personnel de l’établissement : statuts, âge (+ de 45 ans, + de 55 ans, situation de famille…)

L’on verra que cela n’était pas innocent quand on sait que presque la moitié des collègues de l’école seront à la retraite dans les deux années à venir…

Mr Lebreton rappelle qu’ils sont venus prendre compte des changements intervenus dans le réseau et qu’il souhaite un échange au niveau des analyses de cette évolution.

Les collègues informent qu’ils sont massivement grévistes et qu’ils poursuivent ainsi le mouvement déjà engagé. Ils demandent quelle sera la politique de l’Agence au Maroc avec les 2 entités AEFE/OSUI ?

Réponse : l’Agence tiendra compte de la présence « d’établissements  à programme français » car pour eux ce qui est important ce n’est pas le gestionnaire mais l’homologation.
Donc, à Agadir, on tiendra compte des 2 établissements pour l’analyse de la situation.
En 2006, pour la rentrée, la structure de Gauguin ne va pas changer.

La Principale indique alors que ce point sera traité au prochain Conseil d’Etablissement.

De quoi va-t-on débattre s’il n’y a pas de changements annoncés ?

Il est de plus précisé qu’il est impossible d’avancer sur des indications à moyen terme et qu’il faut attendre les inscriptions.

 

 


On n’annonce aucun changement mais dans le même temps, on s’appuie sur des éléments qui pourraient favoriser ce changement. Vu le peu de clarté des propos, on n’arrive pas toujours à situer la logique.

Question des collègues concernant la rentrée 2007

Mr Lebreton souligne que l’Agence est sensible aux établissements où la mixité ne se fait plus et que si elle maintenait son effort pour l’enseignement français au Maroc, il y avait nécessité d’une prudence budgétaire.

Il n’y aura donc de modifications que si on dégage des supports budgétaires de certains établissements vers d’autres établissements.

Il précise qu’il n’y aura pas de décision brutale ni de fermeture, on profitera des départs à la retraite et des mutations. Les postes ainsi dégagés seront déployés sur le Maroc.
Questionné sur l’objectif de ce redéploiement, il assure que c’est pour pouvoir favoriser la mixité dans les établissements.

Il envisage alors sur Agadir la possibilité de ne plus avoir qu’une classe par niveau.
Les collègues précisent qu’à Gauguin, un élève sur deux est français et ils s’interrogent sur la manière de maintenir la mixité en supprimant une classe sur deux ?

Mr Lebreton reprend que c’est une des options envisageables qu’il y en a d’autres :

-          fermeture progressive des sections en partant des maternelles ou en procédant par le haut.

Les collègues signalent qu’en fait c’est la disparition pure et simple de l’établissement qui se profile car dans ce cas de figure, qu’en est-il en outre de la viabilité du collège ?

Mr Neuville, très honnêtement,  réagit et réclame « Il faut tenir le même discours aux parents » Ce qui n’avait pas été  visiblement le cas dans la réunion tenue avec les parents avant de recevoir les représentants du personnel  

Mr Neuville explique alors au Directeur Adjoint que la mixité est un objectif majeur qu’ils sont dans l’obligation de respecter et que 2 à 3 classes par niveau sont nécessaires à cet équilibre.

Mr Lebreton précise alors qu’il faudra se donner le temps de travailler, de voir le degré de faisabilité mais qu’une disponibilité de part et d’autre est nécessaire à cette concertation qui devra déboucher sur un accord stable pour lequel il ne sera pas nécessaire d’avoir un reformatage.

A l’annonce de ces nouvelles hypothèses de travail, les représentants des personnels, unanimes, se sont émus de l’ampleur des conséquences et ont exprimé les plus vives inquiétudes quant à l’avenir à  très court terme, puisqu’on parle de la rentrée 2007 !

Mais comme à Marrakech, le temps prévu à l’échange étant arrivé à son terme, la réunion s’achève sans fixer, encore une fois, de calendrier pour la concertation tant annoncée.

Les autres collègues de l’établissement, à ce moment, entrent dans la pièce afin d’entendre les dispositions prises par l’Agence concernant Gauguin.

Mais Mr Lebreton considère qu’il n’a pas à faire de compte-rendu, cela étant aux responsables du personnel de s’en charger.

Questionné par le SNUipp sur le fait que les collègues méritaient bien quelques minutes de considération, le Directeur adjoint de l’AEFE se lève et quitte la salle, suivi de Madame la Responsable du secteur Afrique ainsi que du proviseur,  de la principale et du directeur.

Seuls sont restés Mrs Neuville et Bur qui, eux, ont bien voulu passer quelques minutes à dialoguer.

Il va s’en dire que l’attitude du Directeur adjoint a profondément choqué tout le monde et on est en droit de se demander quel sera le niveau et la qualité de la concertation dont il n’a, pourtant, pas cessé de parler…

 

Kénitra  – mercredi 05/04 :

Egalement présents le Proviseur de Descartes, chef de Pôle, l’Intendant,  la Principale,  le Directeur de l’école, le Consul de France à Rabat, et toujours les représentants locaux des personnels du 1er et du 2nd degré

 

Mr Lebreton rappelle le but de cette mission qui les a conduits dans les établissements où s'était fait jour des préoccupations sur l’avenir...

Les collègues du primaire manifestent leur inquiétude à la lecture de la nouvelle structure de l'établissement: 1 classe par niveau en MS.GS.CP et CE1, 1 classe et 1/2 en CE2.CM1 et CM2 puis 2 sections par niveau au collège.

On leur répond qu'il y a deux types d'inquiétudes dans leur question : l'une porte sur la structure pédagogique et l'autre sur la répartition des postes et qu'en 2006, la baisse du nombre de divisions (9/10) n'est liée qu'à la prise en compte des effectifs. Concernant le peu de demande d'inscription de Marocains, c'est lié à l'évolution de Kénitra.

Questionnés sur cette évolution, les collègues soulignent le manque d'assurance  pour les parents concernant la pérennité de l’établissement qui ne les incitent pas à y faire rentrer tous leurs enfants et qui en découragent d’autres.

Mr Bur précise que le taux d'admission d’enfants marocains  à Kénitra est parmi les plus élevés du Maroc ;  il y a donc possibilité d'absorber les fratries ;  aujourd'hui il y a seulement 40 demandes (5 français)

Un débat s'engage alors sur la situation de Kénitra. Le niveau le plus bas est souvent évoqué.

Effectivement, les barèmes Rabat Casa pour l’adminission sur tests ne sont pas appliqués à Kénitra.

Kénitra connaît- il une arrivée d'enfants français ?demande Mr Lebreton.

Il y a une inversion de la tendance depuis 4/5 ans et  une légère augmentation des arrivées due aux  retours au pays, précise le Directeur de l’école.

Il faudra pour Mr Lebreton tirer les conséquences de cette stagnation des effectifs.

Les collègues signalent l'insécurité des familles vis à vis du devenir de l'établissement qui ne favorise pas les inscriptions .Il y a chaque année des bruits de fermeture, même sur l'Institut. Ne pourrait-on passer à deux divisions en MS?

Réponse : Il n'y a pas la demande.

Mais Pour 1 et 1/2 oui !

Ce n'est pas certain, il faut tenir compte du niveau.

Les représentants du personnel soulignent  que « Nous ne pouvons  pas tenir compte que des effectifs, nous vivons dans l'incertitude, nous avons besoin d'assurance sur l'avenir de notre établissement. »

Réponse : La rentrée prochaine sera sur le même modèle mais nous ne pouvons pas répondre à moyen terme, nous avons besoin d'avoir une vision sur la population française et la demande dans quelques années.

Les collègues du secondaire indiquent qu’au collège, seulement 1/3 des postes sont budgétaires, pour le reste, ce sont des non titulaires, pourquoi cette situation ? Au primaire, la situation évolue aussi, pourquoi ne pas avoir supprimé le poste en contrat local et maintenu le poste d'expatrié transformé?

Réponse : Il n'y a pas de traitement différent sur Kénitra.

Les collègues font remarquer qu'on assiste à ces glissements depuis quelques années. Quel est l'avenir après 2006?

Réponse : Il n'y a pas de fermeture annoncée mais les moyens n'étant pas augmentés, il faudra voir sur la base d'une concertation.

Quelles sont   les échéances pour cette concertation?

R. : Pas de date.

Pourtant sur Agadir, 2007 a été avancé !

R. : Même à Agadir, il n'y a pas de date butoir, il  s'agira forcément d'une concertation.

Il  avait pourtant été clair, la veille, qu’il s’agissait de la rentrée 2007 et que le statu quo alors ne pourrait plus continuer !

Quand on parle de 2007 indique Mr Lebreton ce n'est pas la rentrée 2007 mais la "période".

Le problème n’est déplacé que de quelques mois.

Une collègue s’inquiète alors de savoir ce que deviendraient les collègues en cas de suppression?

R. : Nous examinerons les choses de manière à ce que les situations personnelles soient prises en compte.

On  remarque alors que supprimer un poste de résident plutôt qu'un poste en contrat local n'est pas gratuit dans ces conditions.

Mr Lebreton  s'inquiète alors  de la stabilité des résidents dans l'établissement.

Réponse de la Principale : Elle est très importante, certains y étaient déjà élèves.

Ne peut-on prendre en compte le facteur humain et l'investissement de chacun qui selon la Principale est très important?

R : Nous avons visité les locaux qui ont une capacité d'accueil extraordinaire ce qui est un élément favorable. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas une demande plus importante? Est- ce un  effet d'image, un effet économique...? 

La réunion s’achève  alors.

 

2ème réunion  à Kénitra

s’y joignent les représentants des associations des Français à l’étranger, les responsables nationaux du SNES et la responsable nationale du SE

 

Mr Lebreton indique que la politique de l'AEFE se fait dans le cadre de la coopération marocaine, que l'effort sera maintenu, le réseau Maroc étant l'un des plus denses, une somme de 13 000 000 d'euros y étant consacrée.

La préparation de la rentrée prochaine se fera avec des moyens égaux mais avec le souci de l'immobilier. A moyen terme, on tiendra compte de l'évolution de la population française mais il n'y aura pas de moyens supplémentaires, la France connaissant des contraintes budgétaires.

La pression française sur ces établissements  est  moins forte qu'imaginée, il faudra donc  regarder dans sa globalité l'offre des établissements à programme français. Il y aura une gestion coordonnée des établissements AEFE et OSUI. A Marrakech, la situation n'est peut-être pas celle que l'on pensait trouver, l'évolution est-elle durable?

Mr le Consul note qu'à Rabat il y a une très légère progression de la population française mais que les demandes de bourse augmentent d'une manière significative.

On s'inquiète de savoir si le montant global des sommes allouées a été augmenté.

Mr le Consul répond que oui, plus d’un  million de dirhams depuis 2004.

Mr Cadot  de l’   ADFE précise que cette année l'augmentation n'est que de 4%, on risque donc d'avoir des difficultés pour gérer les demandes.

Est soulevé alors l'alignement des frais de scolarités entre Français et Marocains.

Les représentants des français à l'étranger rappellent que ce décrochage a été obtenu de longue lutte et qu'il n'y aura pas de retour en arrière, ni même pour les frais de première inscription pour les Français quand Mr Lebreton signale que c’est peut-être une piste à étudier.

Les enseignants demandent si on est prêt à absorber dans nos établissements les arrivées d'été.

Il leur est répondu qu'on tiendra compte des établissements autres que ceux de l'AEFE pour scolariser les enfants français.

Ce n'est pas le discours auquel on était habitué, l'Agence n'a-t-elle pas pour mission la scolarité des enfants français et la mixité des établissements. Jusqu'à quand va-t-on discuter, quand aurons nous des réponses concrètes ?

Mr Lebreton poursuit en indiquant que la mission de l'AEFE n'est pas remise en cause mais  que sur quelques établissements, en accueillant les ressortissants français, il n'y a plus de place pour les Marocains et qu’il faudra donc tenir compte de l'offre de l'OSUI,  quand elle existe mais que  ce n'est pas la seule solution envisagée.

Question : Quelles sont les autres solutions?

R. : Aboutir à l'évolution du réseau pour déboucher sur des analyses partagées par les différents partenaires. Traiter les questions immobilières car aujourd'hui, l'Agence ne peut pas intervenir et donc réaliser des extensions.

Pressé sur la durée de ces réflexions, Le Directeur adjoint indique, enfin, au bout de 3 jours, qu’une une période de 12 à 18 mois sera nécessaire pour dégager un schéma qui permettra des négociations qui devront aboutir sur des accords partagés par tous pour une période de 4  ou 5 ans.

Les représentants du personnel rappellent alors  leur attachement au service public et précisent que certaines propositions comme la disparition d'établissements AEFE ne  sont pas recevables.

Mr Lebreton nous répond qu'on en restera là si c'est le cas. Mais nous n'obtenons aucune précision sur le "là".

Le SNUipp rappelle l’engagement de Madame la Directrice à recevoir la mission à son retour avec  les représentants des syndicats du secteur Hors de France,  et le SNUipp demande que soient associés cette fois les représentants du secondaire. Mr Lebreton s’engage à transmettre.

Que dire alors au terme de cette mission qui avait pour intitulé « Etude et concertation » ?

Que la concertation n’a pas eu lieu puisque rien n’a été annoncé clairement. Peut-on négocier sur des pistes de réflexion, des options plus floues les unes que les autres ?

Toutefois, l’architecture de l’évolution du réseau est claire :

-          Les changements n’auront pas lieu pour la rentrée 2006 (comment va-t-on gérer les arrivées d’été ? pas de réponse…)

-          Il n’y aura aucun moyen supplémentaire  pour le Maroc et c’est au réseau lui-même de fournir  les postes nécessaires aux établissements dont les effectifs explosent.
Pour rappel,  1000 enfants français supplémentaires en 4 ans, sans augmentation de moyens !La complémentarité AEFE/OSUI va passer à un autre niveau : celui de « la gestion coordonnée  » On n’en connaît pas vraiment plus mais on peut aisément imaginer !
 



Article ajouté le 2006-04-09 , consulté 1721 fois

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