L’avenir du réseau au Maroc
L’avenir
du réseau au Maroc
Etat du
réseau AEFE au Maroc
Depuis
cinq à six ans, les effectifs scolaires augmentent régulièrement
essentiellement du fait de l’afflux de nouveaux élèves français. 1000 enfants
supplémentaires ont été scolarisés en quatre ans, soit la taille d’un gros
établissement supplémentaire. En deux ans, les pourcentages d’enfants français
et marocains se sont inversés à Agadir au collège Gauguin. La pression est
particulièrement forte à Marrakech et Casablanca.
Face
à cette situation, l’agence
maintient son principe du périmètre constant. Le nombre global de divisions ne
doit pratiquement pas changer (En clair, il faut fermer une classe dans une
ville pour pouvoir l’ouvrir ailleurs).
Pour
faire face à cette situation, il a fallu bourrer les classes. La rentrée a été
chaotique dans les grands centres (Lycées Lyautey et Descartes). En juin et à
chaque rentrée, des solutions de « bricolage » doivent être
improvisées pour faire fonctionner tant bien que mal l’école Renoir et le lycée
Victor Hugo de Marrakech.
Effet
collatéral de la stagnation du dispositif, le nombre d’enfants marocains
diminue. A la rentrée 2005, les effectifs comptaient 242 élèves français
supplémentaires et 90 marocains en moins. A la rentrée, en grande section à
l’école Renoir de Marrakech, il n’y aura que des français….
L’évolution du réseau
La rentrée prochaine, l’administration l’admet, ne pourra pas se faire avec le dispositif actuel. Le SCAC et l'Ambassade ont alerté l'Agence depuis octobre 2005 mais, à ce jour, l'Agence s'en tient toujours officiellement au statu quo.
Propositions FSU
L’agence doit maintenir sa mission de
coopération et maintenir le nombre d’enfants marocains au niveau actuel dans le
réseau ; ce qui garantira la mixité des établissements.
« Propositions » de l’AEFE.
Les propositions ci-dessous sont au conditionnel.
Alors que la rentrée est dans moins de six mois, l’AEFE n’a encore donné aucune réponse définitive et s'en tiendrait au statu quo pour l'année 2006-2007 ! Est-ce une stratégie pour retarder le plus longtemps possible d'éventuelles annonces et rendre plus difficiles les réactions des enseignants et des parents d’élèves ?
L’agence n’étendra pas son dispositif au
Maroc. Pour faire face à l’augmentation des effectifs, il faudra travailler
avec la mission laïque (OSUI au Maroc).
Trois
scénarios ont été envisagés :
-
A Marrakech, les cycles 1 et 2 du primaire seraient transférés complètement à
l’OSUI, les élèves poursuivant leur scolarité à l'école Renoir puis au lycée V.
Hugo ;
- Le transfert à l’OSUI d’une partie ou de la
totalité de l’école et du collège Gauguin (alors que le pourcentage d’enfants
français est l’un des meilleurs du réseau) ;
- Le statu quo.
Les
divisions récupérées dans les deux premiers scénarios pourraient être
redistribuées sur le reste du réseau.
Ces
propositions sont inacceptables. A Agadir comme à Marrakech tout enfant
français doit pouvoir être accueilli dans un établissement de l’AEFE.
Au niveau des personnels,
on connaît les promesses de la mission laïque. En Espagne, le transfert
d’établissement agence s’accompagnait d’une convention garantissant les statuts
des personnels. Une subvention de l’AEFE avait même été accordée en ce sens.
Les engagements n’ont pas été tenus, par contre la mission laïque avait bien
empoché la subvention. Au Maroc, la situation serait encore bien plus complexe,
ne serait ce que par le problème de l’imposition.
Nos
camarades d’Agadir et de Marrakech
seront en
grève
jeudi
prochain 16 mars,
pour exiger
le maintien de leurs établissements
dans le
réseau de l’Agence.
Les
enseignants des autres villes
se mobilisent
pour soutenir leur action.

Commentaires