Les syndicats de la FSU boycottent le CTP!
17 décembre 2008 : Le SNUipp FSU boycotte le CTP de l'Agence !
Jusqu'au dernier moment, la FSU a demandé à l'administration de mettre à l'ordre du jour principal la question de l'avantage familial en raison d'énormes problèmes non résolus que suscite l'application du décret. L'administration n'a pas jugé bon de répondre à notre demande.
Face à un tel manquement aux principes du dialogue social, et dans la continuité de la politique de mépris que nous avons dû subir tout au long de l'année dernière, les syndicats de la FSU, SNUipp et SNES, ont refusé de siéger à ce CTP. Vous trouverez ci-dessous, la déclaration lue par le SNUipp avant de quitter la salle.
Déclaration lue au CTP du 17 décembre 2008
Lors de la mise en place de la réforme portant sur le nouvel avantage familial servi aux résidents, le SNUipp-FSU a tenté de nombreuses fois d'interpeler l'Agence au sujet des multiples difficultés qu'une application uniforme ne manquerait pas de faire surgir dans de nombreux pays. L'Agence a refusé de s'accorder un délai supplémentaire de réflexion, n'a pas voulu tenir compte, dans le calcul du nouvel avantage, des avantages déjà acquis ou des aides octroyées dans certains pays. Les problèmes ont aussitôt surgi. Ici ce sont des collègues qui se retrouvent privés de l'avantage en raison des aides servies par le pays d'exercice, pourtant bien inférieures. Là, ce sont des familles enregistrant sur l'année un manque à gagner pouvant aller jusqu'à 2000 €, du fait du refus total et borné de l'Agence de prendre en compte dans le calcul du nouvel avantage des sommes qui étaient jusqu'à présent récupérées lors de la rétrocession des frais de scolarité.
Alors que la politique de prise en charge des frais de scolarité, lancée par le président de la République actuel pour le lycée devrait s'exercer au bénéfice de tous les enfants français, tous les enfants de nos collèges s'en trouvent même privés en raison encore d'une application obtuse du décret portant sur l'avantage! L'Agence satisfaite d'elle-même, refuse manifestement de prendre au sérieux tous ces problèmes, fait la sourde oreille aux justes revendications de ses personnels, et considère qu'elle a, par cette réforme, accompli le maximum qu'elle pouvait se permettre. Préoccupée par ses finances, elle n'écoute pas, ne négocie plus, et semble actuellement plus soucieuse d'assurer son futur économique en prélevant largement dans les portefeuilles des familles les crédits que l'Etat français lui refuse.
Le SNUipp déplore le manque actuel de dialogue, la fuite en avant financière, les budgets en trompe-l'œil et la dégradation des conditions de travail et de vie des personnels qui en découle. Les instances paritaires tendant à devenir de simples chambres d'enregistrement et non des lieux de vrai dialogue, le SNUipp, en ce mercredi 17 décembre 2008, choisit de ne pas siéger au Comité Technique Paritaire, l'Agence ayant omis, malgré nos multiples rappels de porter en point principal de l'ordre du jour la question non résolue de l'avantage familial.
Paris, le 17 décembre 2008
Jean-Michel Chassagne (Commissaire paritaire, Espagne)
Nathalie Malapert (Commissaire paritaire, Italie)
François Le Floc'h (Commissaire paritaire, Maroc)
Pour le secteur HDF:
Madeleine da CUNHA - Gwenaëlle DENIS – Régine DOUZENEL
Christophe JOSEPH - Pilar STRUILLOU – Jean-Marc STEFANI

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