Snuipp MarocDéclaration commune ADFE-FCPE-SNUipp-SNES-SGEN-CFDT-UNSA EducationADFE-FdM, FCPE, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNES-FSU, SNUIPP-FSU Déclaration commune Face à la dégradation de la situation de l’enseignement
français à l’étranger, les organisations associatives et syndicales concernées
ont adopté la déclaration suivante, comme base de leur dialogue avec les partis
politiques et l’Administration. Rénover le
dispositif d’enseignement français à l’étranger 1.
La loi de 1990 créant l'AEFE a été un grand progrès mais l'Agence n'est pas
allée au bout de ses missions :
trop
d’enfants français sont encore écartés de nos établissements pour des raisons
de coût, d’éloignement, ou d’inadéquation d’une formation conduisant à des
études longues et négligeant les enseignements techniques et professionnels, - les frais de scolarité sont loin
d’être stabilisés, ce qui crée une inquiétude permanente chez les parents, - la faiblesse de l’enveloppe
destinée aux bourses et les incertitudes quant à leur pérennité excluent trop
de familles de classe moyenne pour lesquelles un enseignement payant peut
représenter une très lourde charge, - l’accueil des élèves étrangers se
fait pour l’essentiel sur des critères financiers, au détriment d’une politique
tournée vers les familles francophiles moins fortunées, - la coopération avec les systèmes
locaux d’éducation reste à peu près inexistante. Ces insuffisances s’inscrivent dans un contexte de
désengagement de l’Etat qui se traduit par la sortie d’établissements du
périmètre de l’AEFE, un recours accru au financement d’emplois d’enseignants et
de constructions scolaires par les familles et d’une manière générale par un
sous-financement chronique. 2. De
nouvelles ambitions peuvent et doivent être fixées à l’Agence : -
ne
plus écarter d’enfants français du service public pour des raisons financières, -
faciliter
l’accès des enfants des familles francophiles moins fortunées à l’enseignement
français, -
développer
une capacité d’opérateur de haut niveau pour la conduite de programmes d’aide
et de coopération dans le domaine de l’éducation, -
mettre
en place les dispositifs de soutien pédagogique prévus par l’Education
nationale pour les enfants qui en ont besoin, -
coordonner
dans chaque pays les interventions de tous les établissements participant à
l’enseignement français, en visant notamment une diversification des filières, -
apporter
un soutien pédagogique et financier aux programmes FLAM (français langue
maternelle), -
soutenir les expériences locales
d’enseignement renforcé en langue française (filières bilingues). 3. Pour
pouvoir atteindre ces objectifs, l'AEFE doit profondément évoluer : - A
très court terme, baisse des charges des familles En une première étape il faut renverser d’urgence
l’évolution à la hausse que connaissent depuis des années les frais d’écolage.
La prise en charge intégrale par l’Etat des rémunérations de ses personnels
détachés devra permettre en priorité d’alléger fortement les charges des
familles et d’élargir la gratuité à de nouvelles catégories d’enfants français avec la perspective d’atteindre à terme la
gratuité pour tous. - cohérence
d'ensemble Les conventions passées entre l'AEFE et les établissements
devront garantir au personnel local un socle minimal de droits et garanties. Le
système des « faux résidents » recrutés en France devra disparaître
et les frais réels de l’expatriation pris en compte. Les règles de conventionnement et d’homologation
devront veiller au respect de normes de qualité et de gestion comparables à
celles du service public. Il
faudra mettre fin au sous-investissement chronique dont souffre le patrimoine
immobilier du réseau, mais aussi se garder des dépenses excessives qui
alourdissent les charges de l'Etat et des parents. - démocratisation Le
poids majoritaire de l’Etat dans les délibérations du Conseil d’administration
ne permet pas aux représentants des Français de l’étranger, des familles et des
personnels de peser réellement sur ses décisions. Le Conseil lui-même doit
générer en son sein une commission exécutive apte à suivre de beaucoup plus
près le fonctionnement de l’ensemble. La démocratie et la transparence devront
aussi pénétrer dans beaucoup de conseils d’école et d’établissement. - Participation
du ministère de l’Education nationale Rien
de tout ceci ne pourra se faire sans la cotutelle du ministère de l’éducation
nationale qui devra intervenir avec toute son expertise et avec tous ses
moyens, aux côtés du ministère des Affaires étrangères, confirmé dans son rôle
de pilote politique et diplomatique. Paris,
le 23 mai 2006. Association démocratique des Français à
l’Etranger – Français du Monde (ADFE-FdM) Fédération des conseils des parents
d’élèves (FCPE) Syndicat des Enseignants - Union nationale des syndicats autonomes
(SE-UNSA) Syndicat général de l’Education nationale
– Confédération française démocratique du travail (SGEN-CFDT) Syndicat national des enseignants du secondaire
– Fédération syndicale unitaire (SNES-FSU) Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des Ecoles et PEGC - Fédération Syndicale Unitaire (SNUIPP-FSU)
Article ajouté le 2006-05-31 , consulté 27 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " AEFE "Retour aux articles |
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