Contre le CPE , restons mobilisés!



*DÉCLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES D’ÉTUDIANTS,
DE LYCÉENS ET DE SALARIÉS*
*UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA*

Les formidables mobilisations unitaires de ces deux derniers mois, le succès encore
plus important des arrêts de travail, grèves et manifestations du 4 avril, avec plus de 3 millions de manifestants, le développement du mouvement dans les universités et les lycées, confirment la conscience profonde de la gravité de la situation par les salariés, les étudiants, les lycéens.
Rien et notamment pas les manœuvres gouvernementales n’entame la détermination croissante à obtenir le retrait du CPE, revendication commune depuis le début de la crise.
Les organisations syndicales d’étudiants, de lycéens et de salariés rappellent qu’elles avaient, ensemble, demandé au Président de la République de ne pas promulguer la loi et d’éviter tout passage en force.
Elles dénoncent l’imbroglio créé par les décisions des pouvoirs publics et prennent
acte des initiatives parlementaires. Elles exigent des réponses claires et rapides.
L’objectif des organisations syndicales n’est pas de négocier des aménagements au
CPE mais d’obtenir son abrogation.
Elles rappellent que, pour permettre l’ouverture de discussions ou de négociations sur l’emploi et la formation des jeunes, la précarité et le chômage, l’hypothèque du CPE doit être, très rapidement, levée. Ce qui passe par le vote, avant les vacances parlementaires (le 17 avril) d’une loi abrogeant le CPE.
Dès aujourd’hui et avant le 10 avril, elles appellent leurs organisations locales à
rencontrer dans l’unité les députés et les sénateurs pour exiger le retrait du CPE et à rendre publiques les réponses.
L’intersyndicale affirme son soutien aux mobilisations étudiantes et lycéennes et, notamment, à la journée d’action du 11 avril.
Afin de maintenir et développer partout la pression, les organisations appellent leurs structures locales à donner la plus grande visibilité à leur exigence.
Pour les 12 organisations, la mobilisation n’est ni suspendue ni abrogée. Elles
conviennent de rester en contact permanent et de se retrouver en intersyndicale le
10 avril 2006. Elles se déclarent prêtes, faute d’une décision rapide de retrait du
CPE, à décider d’un nouveau temps fort de mobilisations, sans exclure aucun moyen
d’action.


Article ajouté le 2006-03-31 , consulté 26 fois

Commentaires


CATROU le 31/03/2006 à 10:42:27
Un petit mot rapide sur les mouvements de grève et le "façon" d'être gréviste au Maroc.
Le nombre et la disparité du nombre de grévistes me semblent indiquer une difficulté à s'inscrire dans le mouvement social qui se dessine en France.
Je me demande si être en grève suffit. Se retrouver entre instits grévistes (ou non), sur un temps commun à tous ( un casse-croûte par exemple)permettrait d'échanger;l'idée d'une pétition transmise au représentant de l'état français est peut-être à creuser et me semble facile à mettre en oeuvre.
Enfin, un peu de vie syndicale militante serait certainement souhaitable. Peut-être l'objet d'une rencontre prochaine pour les membres du SNUipp?


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