L’avenir du réseau au Maroc

  L’avenir du réseau au Maroc

Communiqué SNES-SNUipp 

 

 

La FSU et l’UMT ont rencontré le conseiller culturel jeudi 9 mars. Ensuite, Roger Ferrari (secrétaire national du SNES) a été reçu par l’Ambassadeur. A la suite de ces deux rencontres, voici la situation de nos établissements, à moins de six mois de la prochaine rentrée.

Etat du réseau AEFE au Maroc

Depuis cinq à six ans, les effectifs scolaires augmentent régulièrement essentiellement du fait de l’afflux de nouveaux élèves français. 1000 enfants supplémentaires ont été scolarisés en quatre ans, soit la taille d’un gros établissement supplémentaire. En deux ans, les pourcentages d’enfants français et marocains se sont inversés à Agadir au collège Gauguin. La pression est particulièrement forte à Marrakech et Casablanca.

Face à cette situation, l’agence maintient son principe du périmètre constant. Le nombre global de divisions ne doit pratiquement pas changer (En clair, il faut fermer une classe dans une ville pour pouvoir l’ouvrir ailleurs).

Pour faire face à cette situation, il a fallu bourrer les classes. La rentrée a été chaotique dans les grands centres (Lycées Lyautey et Descartes). En juin et à chaque rentrée, des solutions de « bricolage » doivent être improvisées pour faire fonctionner tant bien que mal l’école Renoir et le lycée Victor Hugo de Marrakech.

Effet collatéral de la stagnation du dispositif, le nombre d’enfants marocains diminue. A la rentrée 2005, les effectifs comptaient 242 élèves français supplémentaires et 90 marocains en moins. A la rentrée, en grande section à l’école Renoir de Marrakech, il n’y aura que des français….

 

L’évolution du réseau

La rentrée prochaine, l’administration l’admet, ne pourra pas se faire avec le dispositif actuel. Le SCAC et l'Ambassade ont alerté l'Agence depuis octobre 2005 mais, à ce jour, l'Agence s'en tient toujours officiellement au statu quo.


Propositions FSU

La FSU demande que l’agence réponde efficacement à sa première mission, la scolarisation des enfants français. Le dogme du périmètre constant n’est plus tenable. Il faut ouvrir des divisions supplémentaires là où c’est nécessaire (Marrakech, Casablanca). Il faut maintenir les structures d’accueil dans tous les centres pour faire face à la demande grandissante des enfants français.

L’agence doit maintenir sa mission de coopération et maintenir le nombre d’enfants marocains au niveau actuel dans le réseau ; ce qui garantira la mixité des établissements.

 

« Propositions » de l’AEFE.

Les propositions ci-dessous sont au conditionnel.

Alors que la rentrée est dans moins de six mois, l’AEFE n’a encore donné aucune réponse définitive et s'en tiendrait au statu quo pour l'année 2006-2007 ! Est-ce une stratégie pour retarder le plus longtemps possible d'éventuelles annonces et rendre plus difficiles les réactions des enseignants et des parents d’élèves ?

L’agence n’étendra pas son dispositif au Maroc. Pour faire face à l’augmentation des effectifs, il faudra travailler avec la mission laïque (OSUI au Maroc).

Trois scénarios ont été envisagés :

- A Marrakech, les cycles 1 et 2 du primaire seraient transférés complètement à l’OSUI, les élèves poursuivant leur scolarité à l'école Renoir puis au lycée V. Hugo ;

-  Le transfert à l’OSUI d’une partie ou de la totalité de l’école et du collège Gauguin (alors que le pourcentage d’enfants français est l’un des meilleurs du réseau) ;

-  Le statu quo.

Les divisions récupérées dans les deux premiers scénarios pourraient être redistribuées sur le reste du réseau.

Ces propositions sont inacceptables. A Agadir comme à Marrakech tout enfant français doit pouvoir être accueilli dans un établissement de l’AEFE.

Au niveau des personnels, on connaît les promesses de la mission laïque. En Espagne, le transfert d’établissement agence s’accompagnait d’une convention garantissant les statuts des personnels. Une subvention de l’AEFE avait même été accordée en ce sens. Les engagements n’ont pas été tenus, par contre la mission laïque avait bien empoché la subvention. Au Maroc, la situation serait encore bien plus complexe, ne serait ce que par le problème de l’imposition.

 

Nos camarades d’Agadir et de Marrakech

seront en grève

jeudi prochain 16 mars,

pour exiger le maintien de leurs établissements

dans le réseau de l’Agence.

Les enseignants des autres villes

se mobilisent pour soutenir leur action.



Article ajouté le 2006-03-12 , consulté 31 fois

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