Snuipp MarocEntrevue avec la Directrice de l'AEFE – 21 novembre 2007Entrevue avec la Directrice de l'AEFE –
21 novembre 2007 Le SNUipp avait demandé une rencontre avec Mme la Directrice de l'AEFE pour
lui faire part de nos revendications lors de la grève du 20 novembre. SNUipp
(Pilar STRUILLOU et Philippe SEVERAC) et SNES (Roger FERRARI) ont donc été
reçus le 21 novembre à 14h00. Rappelant les raisons de la grève nationale du 20 novembre et les raisons
spécifiques de l'appel à la grève des personnels à l'étranger, les
représentants syndicaux ont noté la bonne mobilisation dans les établissements
de l'AEFE. Celle-ci montre bien les préoccupations des collègues en matière de
pouvoir d'achat, d'avantage familial, d'emploi et d'avenir du réseau. Les points suivants ont plus particulièrement fait l'objet des discussions. Promotions dans le 1er degré Le SNUipp a rappelé la situation anormale qui s'est développée et qui a
abouti à des retards considérables dans la répercussion des promotions 2006-07
sur les rémunérations des collègues concernés. Il a informé la directrice de la
consigne donnée aux personnels d'adresser des lettres de réclamation à l'Agence
et a demandé que l'AEFE prenne des mesures pour règler la situation au plus
vite et pour que celle-ci ne se renouvelle pas (intervention auprès du
ministère de l'Education Nationale). La directrice de l'AEFE a également considéré la situation comme anormale
tout en disant découvrir ces retards et a promis d'y remédier et d'intervenir
auprès du MEN. ISVL Le SNUipp et le SNES ont rappelé leurs revendications et insisté sur le
fait que de plus en plus de collègues ne sont pas satisfaits de l'évolution de
l'ISVL. La directrice a rappelé l'action de l'Agence dans ce domaine au cours
des dernières années: augmentation tendancielle de la masse budgétaire des
ISVL, restructuration de la hiérarchie des ISVL, relèvement des indemnités les
plus basses (dans les pays de catégorie A, le minimum a été porté à 15% de
l'I.E, dans les autres l'ISVL est au minimum à 8%...). Cependant, la directrice reconnait les effets de la hausse quasi générale
des loyers des logements, plus prononcée sans doute dans certains endroits (ce
qui pourrait aboutir à diversifier les ISVL en fonction des villes dans
certains pays), et des effets de change. Elle accepte d'examiner de manière
très détaillée (en examinant la réalité sous tous les angles possibles), au cas
par cas, les situations qui posent aujourd'hui problème et font l'objet de
plaintes des collègues. Elle propose de réunir d'ici la fin de l'année 2007 un
groupe de travail avec les représentants syndicaux, à partir des situations que
nous lui soumettrons. Le projet de budget 2008 de l'AEFE devrait prévoir une augmentation de 5%
de la masse budgétaire des ISVL, “ce qui, note la directrice, représente plus
que l'évolution du point d'indice de la Fonction Publique”... NBI et autres indemnités Le SNUipp a rappelé notre revendication de voir les personnels à l'étranger
bénéficier des mêmes indemnités et bonifications qu'en France (AIS,
direction,...). Il note en particulier la situation des directeurs d'école
résidents, qui font parfois fonction de chef d'établissement sans en avoir les
moyens en décharge de service, ni indemnité substantielle. La directrice propose d'examiner la situation au cas par cas (Banjul par
exemple) pour voir ce qui peut être fait, car les demandes d'alignement
indemnitaires (CO-Psy...) sont toujours bloquées... Le SNUipp demande également où en est le projet de modification du décret
2002-22 concernant la suppression de l'amputation de l'ISVL pendant les congés
de maladie, et précise à la directrice qu'au ministère des Affaires
Etarngères, devant le même blocage du texte, l'amputation n'est plus appliquée.
La directrice s'engage à prendre contact avec l'administration du MAE. Avantage Familial La parution de l'arrêté d'application de la réforme de l'avantage familial
est toujours bloquée par Bercy, mais la directrice espère toujours obtenir une
réponse de Matignon dans les jours qui viennent (pour le CA ou le CTP de
décembre). Elle confirme cependant les éléments de blocage du ministère du Budget:
réference des frais de scoalrité sur une zone donnée, contestation de
l'alignement de l'avantage famililal sur les frais de scolarité pour les
enfants qui ne sont pas en âge scolaire... Le SNUipp et le SNES ont redit le caratère inacceptable de ces blocages, la
confusion qu'ils génèrent sur le terrain où les chefs d'établissement réclament
aux collègues les frais de scolarité (comme si la réforme était en oeuvre) et
informent la directrice de la consigne syndicale de blocage des paiements au
niveau de l'année précédente, consigne que la directrice avait déjà bien notée
en lisant la presse syndicale. Le SNUipp est revenu sur la question des frais de première inscription
et les autres frais qui se multiplient, et demandent que les personnels en
soient purement et simplement exonérés. Il insiste aussi pour que dans un même
réseau, un même pays, ces frais ne soient pas réclamés plusieurs fois das la
scolarité des enfants au gré des mutations internes des collègues, comme c'est
actuellement le cas en Espagne. Le SNUipp soulève également le problème posé à Bruxelles où l'on
envisage de réclamer aux collègues la partie des frais de scolarité dont ils
ont été exonérés depuis 2003, ce qui pour certains représente jusqu'à 15.000
euros ! Le SNUipp exige que l'on abandonne une telle procédure ; la circulaire
du 29 janvier 2003 (00305), signée par la directrice elle même, prévoyant “.la
suppression ou le réajustement des exonérations totales ou partielles de frais
de scolarités...”, elle ne rend pas obligatoire la suppression de toute
exonération. De plus, si faute il y avait, elle n'est pas le fait des collègues
qui ont payé les frais de scolarité réclamés par l'établissement. La directrice s'est engagée à étudier la question plus attentivement mais
n'exclut pas de faire payer les collègues, en étalant les remboursements. Ce
qui ne nous satisfait pas, bien sûr. La FSU a posé la question du Kindergelt en Allemagne, qui est une
prestation familiale servie par l'Allemagne, contradictoire avec le versement
des allocations familiales. Là aussi, le sujet est à l'étude. Plus globalement, la directrice estime qu'une fois la réforme de l'avantage
familial mise en oeuvre il conviendra d'ouvrir de nouveaux chantiers de fond
sur la situation des personnels résidents de l'Agence. Le SNUipp et le SNES en
sont d'accord et évoquent à titre d'exemple deux sujets importants: la prise en
charge des voyages des résidents et la suppression de la période de 3 mois de
disponibilité pour les résidents à recrutement différé, de plus en plus pénalisante
au regard de la retraite notamment. Chine: contrats de droit chinois Le SNUipp et le SNES ont interrogé la directrice au sujet des contrats de
droit chinois dont on veut imposer la signature à tous les personnels de Pékin
(expatriés, résidents et bien sûr contrats locaux). Cette signature est rendue
obligatoire par les autorités chinoises pour la délivrance des visas et cartes
d'experts étrangers. La directrice nous assure que les personnels détachés restent sous la
responsabilité de l'AEFE et continuent de bénéficier des dispositions de leur
contrat avec elle (droits, devoirs, garanties). Elle note qu'un juge
administratif français qui serait saisi ne manquerait pas de le rappeler, s'il
y avait le moindre abus ou confusion. Les représentants syndicaux estiment que la note du chef d'établissement
est trop ambigüe et demandent des assurances de la part de la direction de
l'Agence. Ils soulignent les contradictions entre ces nouveaux contrats et la
situation actuelle en matière de droits, notamment pour les congés de maladie,
et s'interrogent sur la nécessité de reproduire dans ces nouveaux contrats
toutes les dispositions d'un contrat-type. La directrice s'engage à réexaminer
ces dispositions, notamment pour les congés de maladie, et à étudier les
assurances qu'elle pourrait nous donner. La question de la fiscalité pour nos collègues en Chine est aussi rappelée.
Toujours rien de neuf... 24 heures dans le 1er degré Le SNUipp a évoqué les conséquences que va avoir la réduction de 2 heures
hebdomadaires d'enseignement pour les élèves du 1er degré à la rentrée
prochaine (“suppression du samedi matin”) et a souhaité qu'une réflexion soit
engagée au sein de l'Agence et avec les représentants des personnels. Le SNUipp
estime en effet qu'il n'y a pas de temps à perdre pour élaborer un cadre de
travail cohérent pour l'ensemble des établissements. Il a des propositions à
faire, ainsi que les équipes pédagogiques. La directrice, qui reconnait que cette décision aura des répercussions sur
les établissements à l'étranger, espère que l'on pourra prendre en compte leur
spécificité, notamment en matière d'apprentissage des langues vivantes (qui
alourdit considérablement l'horaire hebdomadaire de certains élèves) ou de
renforcement du français,... sans exclure les possibilités de faciliter la mise
en œuvre d'autres projets (aide aux enfants en difficulté, sport...). Elle est
d'accord pour qu'une telle réflexion et concertation voit le jour. Elle note également que la préparation du nouveau Plan d'Orientation
Stratégique devrait prendre en compte la problématique de la prise en charge du
handicap dans nos établissements et souhaite également développer la place du
sport à l'étranger. En conclusion, cette rencontre a permis de faire un large tour d'horizon
des revendications que nous avons porté dans la grève du 20 novembre et d'un
certain nombre de problèmes du moment, mais sans obtenir de véritables réponses
aux questions posées. Le prochain Conseil d'Administration et le CTP qui auront
lieu en décembre seront de nouvelles occasions de revenir sur les
préoccupations de nos collègues. La mobilisation doit se poursuivre ! Article ajouté le 2007-11-29 , consulté 31 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " AEFE "Retour aux articles |