La situation du Maroc au C.A de l'AEFE.
Extrait du compte-rendu du SNUipp Hors-de-France
après le CA du 23 février,
concernant la situation au Maroc
Questions diverses
Situation au Maroc
Diverses questions avaient été posées par plusieurs organisations
(UCPE-FCPE, SNUipp) sur
l'avenir du réseau marocain, particulièrement des établissements
d'Agadir et de Marrakech, la
carte scolaire et les classes préparatoires.
La directrice de l'Agence a fait un tour de la situation, noté les
poussées démographiques à
Casablanca et Marrakech (avec, dans cette ville, l'arrivée de populations
françaises dont on ne
connaît pas bien la durée d'installation), les difficultés
d'accueil qui ont conduit à la rentrée
dernière à refuser de scolariser les enfants de moyenne section et
les orienter vers
l'établissement OSUI (école Majorelle) qui risquent de se
reproduire à cette rentrée avec les
Grandes Sections. Dans cette hypothèse, la directrice envisage le
même type de solution que
cette année. Pour Agadir, la directrice note qu'il n'existe pas la
même pression sur les effectifs
et qu'il n'y a pas d'urgence à prendre des décisions, même si la
situation est assez
exceptionnelle avec la présence de deux établissements en
parallèle, de l'AEFE (jusqu'au
collège) et de l'OSUI (jusqu'au lycée).
La directrice a insisté sur les risques de voir se constituer des
établissements composés
entièrement d'enfants français et d'autres, à côté (OSUI)
entièrement d'enfants marocains.
Le SNUipp, qui a rencontré la direction de l'Agence à la suite du
déplacement effectué
récemment au Maroc, et lui a remis la lettre des collègues de
Marrakech demandant des
décisions rapides en vue de la rentrée scolaire notamment, pour
accueillir à l'EGD les enfants
de maternelle qui se présentent, a longuement insisté sur la
gravité de la situation. Bien sûr,
nous ne souhaitons pas voir nos établissements de l'AEFE se vider
des élèves marocains, car
nous sommes attachés à la mission de coopération de l'AEFE, mais
l'établissement public a
aussi pour mission d'accueillir les enfants français qui en font
la demande et pour qui il
constitue le service public d'enseignement à l'étranger. De ce
point de vue, la situation de
Marrakech et les décisions qui ont été prises à la rentrée
dernière sont inacceptables. Plus de
60 enfants de MS ont été refusés, une infime minorité est allée
vers l'école OSUI (plus chère),
et plus de 55 ne sont pas scolarisés. La reproduction de cette
situation à la rentrée prochaine,
avec les GS, est tout aussi inacceptable.
Le SNUipp a insisté sur l'urgence de prendre des décisions et de
les annoncer, et fait part des
légitimes inquiétudes que l'absence de celles-ci provoque pour nos
collègues enseignants et
saurait
se résumer a priori à un transfert de charge et d'élèves et de structures d'un
établissement
public à des établissements associatifs (fussent-ils d'une qualité reconnue et
porteurs
de valeurs progressistes comme ceux de l'OSUI) ou privés. L'Agence doit
investir au
Maroc, et
à Marrakech en particulier, pour la rentrée et l'avenir ; elle ne peut en
rester à son
raisonnement
à moyens constants. S'il y a un effort budgétaire à faire, l'Agence nous montre
qu'elle
sit le faire dans d'autres domaines...
Le
représentant de
septembre
dernier proposant à l'Agence de « faire absorber l'école Gauguin d'Agadir par
l'OSUI ».
Ce à quoi a répondu le président de
hypothèse
avait été envisagée par l'ambassadeur et le poste, qui avait promis il y a 3
ans qu'il
n'y
aurait plus qu'un seul établissement à Agadir. Le président de
partageait
l'analyse de la directrice de l'AEFE et qu'il était prêt à une réflexion qui
vise à mettre
un terme
à la situation actuelle avec deux systèmes étanches.
Recrutés
locaux au Maroc
A la demande de nos camarades du SNES, cette question a été
rajoutée à l'ordre du jour du
conseil d'Administration. Il s'agissait de poser le problème de
nos collègues marocains en
contrat local à qui l'état marocain applique un redressement
fiscal, parfois très lourd, pour des
impôts impayés depuis plusieurs années, et de l'aide que l'AEFE
pourrait (devrait) leur
apporter pour supporter ces charges. Au Maroc, les entreprises
privées ont un système de
prélèvement à la source, qui ne s'applique pas aux établissements
de l'AEFE (à cause de la
convention franco-marocaine), ce qui a semé la confusion,
semble-t-il.
L'AEFE répond que le régime fiscal auquel chaque agent est
assujetti est indiqué clairement
dans son contrat de travail et que les agents devaient faire une
déclaration d'impôt
personnelle. Elle n'envisage donc pas d'aide particulière...

Commentaires
catherine ghazouane le 05/03/2006 à 15:16:04d'abord, un détail à propos de cet espace: je suis en train d'écrire à côté du cadre blanc, sur le beige; même chose pour le code... Gentil Webmaster, as-tu la possibilité de remédier à cet inconvénient?
Pour ce qui est de l'accueil de plus en plus restreint des enfants en maternelle, j'aimerais avoir les textes de la convention franco-marocaine qui servent de cadre à notre fonctionnement à l'AEFE. Est-ce possible? il me semble qu'il serait intéressant de revenir aux sources pour savoir quelle latitude nous avons. Raisonnons par l'absurde et imaginons qu'il n'y ait plus une seule place en maternelle pour accueillir des enfants marocains... sommes-nous tenus à l'acceuil d'enfants marocains? dans quelle proportion? Et encore, de quelle coopération parle-t-on?
bonne rentrée à tous