Snuipp MarocEntretien avec le Conseiller Culturel.
Entrevue avec le Conseiller culturel… Ce vendredi 10/02/2006. A l’issue du stage syndical des 9 et 10 février à Rabat, une délégation
composée de Philippe Séverac (HDF Paris), Michelle Naciri (secrétaire générale
du SNUipp Maroc) et François Le Floc’h (Snuipp Casablanca) a rencontré le
Conseiller Culturel, M. Serieys , assisté du Conseiller Culturel Adjoint, M.
Neuville, ainsi que des chargés de mission, M. Bur et M . Freydefont 1)
Evolution du réseau
d’établissements français au Maroc : Les établissements doivent faire face à une forte demande d’inscriptions
(+ 700-800 élèves en 3 ans), notamment d’enfants français et en particulier à
Marrakech et Casablanca. Le poste s’est dit convaincu que l’AEFE ne pouvait
plus en rester à la notion de « périmètre constant ». Ce qui permettrait d’envisager de nouveaux
investissements sur le Maroc. Cependant, le service Culturel met les réseaux AEFE et OSUI sur un plan
d’égalité et compte sur la présence de l’OSUI pour l’aider à gérer cette
poussée démographique. Des homologations d’établissements marocains sont
également à l’étude, notamment à Tanger. Nous avons, pour notre part, insisté sur la différence entre
l’établissement public, AEFE, avec des missions de service public et des règles
de fonctionnement correspondantes et une ou des associations de droit privé. Le
SNUipp souhaite que l’AEFE assume ses responsabilités et investisse elle-même
dans le réseau marocain. 2)
Avenir des établissements d’Agadir
et Marrakech :
4) Projet à plus long terme d’un nouvel établissement à Rabat, - regroupement des écoles Ronsard et Camus ainsi que des
classes du collège St Exupéry (prévu sur le site d’Hay Ryad) 5) Enseignement de l’anglais : L’enseignement de l’anglais sera étendu à toutes les classes de 6ème
dès la rentrée prochaine. (Les enfants auront 2 LV1) En primaire, l’expérimentation commencera au CM2 uniquement pour
les écoles suivantes : Rabat (Camus, Chénier), Fès
( Nous avons alerté nos interlocuteurs sur la surcharge de travail pour
les enfants qui verraient leur horaire hebdomadaire porté à 30 heures pour les
arabophones, ainsi que sur les problèmes de formation, habilitation des
intervenants,… Tout en nous félicitant du développement des RASED à Rabat et
Casablanca, nous avons souligné le manque de moyens dans les autres villes. Nous avons demandé que soient donnés des moyens aux collègues résidents
spécialisés déjà en poste dans les établissements (décharges partielles de
service), afin de constituer un réseau cohérent sur l’ensemble du Maroc. Il
nous a été répondu que les 3 heures libérées par l’enseignement de l’arabe
étaient en général suffisantes (ce n’est
pas notre avis), mais que la situation pourrait être étudiée au cas par cas. 7) Indemnités pour les activités péri-éducatives et les classes de
découverte : Le service Culturel a semblé découvrir la circulaire de l’Agence du 7
juillet 2004 à ce sujet. Le SNUipp a insisté pour qu’elle soit rappelée aux
chefs d’établissement et qu’ils fassent remonter à l’Agence les états des
activités péri-educatives effectuées depuis février 2004 (y compris les classes
de découverte). Nous appelons les collègues concernés à faire un courrier à 8) Recrutement des faux-résidents (faux expatriés) : Le SNUipp a revendiqué la prise en compte de la situation des nombreux
arrivants « faux résidents ». Mais, pour le SCAC, pas question pour
l’heure de prime d’installation, (elle existe pourtant dans certains pays, en
Espagne par exemple) ni d’exonération des frais de scolarité pendant les 3 mois
de contrat local pendant lesquels l’ISVL et les majorations familiales ne sont
pas perçues. (en cas de difficulté, un
délai de paiement peut être obtenu.) En revanche, le SCAC s’est engagé à améliorer l’information et l’accueil
des nouveaux arrivants, et à leur indiquer les facilités qui peuvent leur être
accordées. 9) Postes à profil pour les résidents : Certains postes de résidents à pourvoir à la rentrée 2006 figurent avec
un « profil » informatique. Le SNUipp a interrogé le SCAC, qui a
précisé que ce « profil » n’est pris en compte qu’à barème égal, et
ne peut conduire au recrutement d’un « faux résident profilé » de
préférence à un vrai résident (non profilé). 10) Mouvement interne : A notre demande d’assouplir la règle des 3 ans dans le même poste, il
nous a été répondu que le rapprochement de conjoints était déjà accepté au bout
de 2 ans. Pour les contrats locaux, en cas de changement d’établissement au Maroc,
ils conservent leur ancienneté. Le SNUipp a demandé la prise en compte de
l’ancienneté des contrats locaux ayant
exercé dans d’autres établissements de l’AEFE (dans d’autres pays).
Réponse : cela peut être étudié au
cas par cas. 11) Conseils
d’établissement : Le SNUipp a demandé, une nouvelle fois, que les enseignants du primaire
soient représentés aux conseils des établissements régionaux (qu’ils soient
électeurs et éligibles). Une nouvelle circulaire est en préparation à l’AEFE
depuis deux ans, mais n’est toujours pas parue. Le SCAC nous a indiqué qu’il
avait demandé à ce que des représentants du primaire soient invités à ces
conseils d’établissements dès cette année, et en avait fait la proposition à
l’Agence. Si à Meknes c’est devenu réalité, sur Rabat et Casa… toujours pas ! François Le Floc’h, Michelle Naciri, Philippe Séverac.
Article ajouté le 2006-02-12 , consulté 26 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Spécial Maroc "Retour aux articles |