Snuipp MarocBilan du recrutement des expatriés 2007.Mouvement des expatriés 681
dossiers ont été validés. 327
hommes et 354 femmes ont candidaté Un
peu plus de femmes ont été recrutées cette année par rapport aux années
précédentes mais le ratio reste largement en faveur des hommes. Déclaration
préliminaire du SNUipp · Le SNUipp déplore la réduction des postes d’adjoints expatriés,
par rapport à l'année dernière, notamment dans le secteur AIS, dont la nécessité est encore largement sous-estimée par l’agence. · Il rappelle son désaccord avec la proposition de soumettre à
entretien tous les postes d’adjoints dans les
pays de catégorie A, dont l’utilité n’est pas démontrée mais qui alourdit le travail des services. S’agissant
de ces postes, le SNUipp souligne également qu’il n’est pas question de les transformer
systématiquement en postes EMFE ou CPAIEN dans une logique de « profil à tout prix ». Madame LE
PELLEC, chef du service pédagogique de l’AEFE, précise que l’entretien pour les postes dans
les pays de catégorie A n’est pas de même nature que pour les autres postes. Il s’agit
seulement de s’assurer que le candidat se rende bien compte de la difficulté de vie dans le pays
pour lequel il est candidat. D’une façon générale, le SNUipp a toujours émis des réserves sur
les entretiens. S'ils apportent des éléments
d'information et d'appréciation, ils ne sont pas pour autant la garantie absolue
d’un recrutement idéal. · Le SNUipp regrette que les collègues directeurs en maternelle
aient souvent été écartés des entretiens sur les postes de direction en
élémentaire. Leur travail en maternelle présente pourtant l'avantage
d'une expérience de gestion de personnels autres que les enseignants (ATSEM). · Il rappelle aussi que les règles du recrutement ne sauraient être
modifiées en cours de campagne. L'AEFE
a en effet décidé de façon unilatérale cette année: -
d'instituer des entretiens
systématiques pour tous les postes (y compris les postes d'adjoints), -
d'écarter les candidats venant
d'effectuer deux missions consécutives d’expatrié à l’étranger (AEFE ou autre
réseau), et ce, quelles que soient leurs durées (le SNUipp souhaite s’en tenir
aux seules limites de 9 années consécutives et de 15 années cumulées à
l’étranger). · Trop de postes ont été pourvus hors commission (18 sur 64), ce qui pose le problème du paritarisme et du
véritable rôle de la CCPC, les échanges par courriel ne pouvant se substituer à
un réel débat et un dialogue institutionnalisé avec l'administration. Depuis la
CCPC des 12 et 13 mars, désistements, jeu de chaises musicales consécutifs aux
refus d'agréments des ambassades et nouveaux appels à candidatures se sont
succédé, d'où un étalement excessif dans la durée de ce recrutement. Madame LE
PELLEC admet que ce n’est pas normal. · Les décisions de carte scolaire doivent être prises en temps et en
heure. 6 postes ont été « mis en
réserve » au cours de la CCPC de mars alors qu'un CTP consacré à l'examen de la
carte scolaire avait eu lieu 15 jours auparavant. Un poste déclaré vacant suite
à une CCPCA le 9 février (mise fin au détachement d'un expatrié en Libye) ne
figurait toujours pas dans les postes à pourvoir (le poste a été transformé par
al suite). · Pour le SNUipp, une réflexion plus approfondie est à mener sur la
liste de réserve: celle-ci s'avère
insuffisante de même que le nombre d'entretiens (deux par poste en moyenne).
Elle doit
être plus importante et faire l'objet d'un examen plus attentif en commission,
sur la base des
mêmes critères que pour les candidats sélectionnés en n°1 sur les postes à
pourvoir. Madame
LE PELLEC reconnaît la nécessité d’étoffer ce vivier en augmentant désormais le nombre
de candidats convoqués en entretien. · Les refus d'agréments de certains postes diplomatiques posent
question: pour nous, les raisons doivent être motivées et « valables », c'est à dire fondées sur des critères autres que ceux qui relèvent de la
compétence de la CCPC (examen du dossier et critères pédagogiques en particulier). Ainsi, un
proviseur n'est pas habilité à remettre en question un recrutement, les tentatives
d'interventions de tel ou tel poste relevant de la « cuisine interne » ou du
règlement de différends qui n'ont rien à voir avec le recrutement,... ne
sont pas admissibles. Par
ailleurs, le SNUipp s'étonne que l'agrément d'un collègue puisse être refusé
pour un poste à Casablanca et accepté à... Mohammedia, dans le même pays ! De
tels abus décrédibilisent le travail de l'Agence et de la CCPCA. Pour le
SNUipp, les refus d'agrément devraient être motivés, tout au moins par des
éléments d'une autre nature que ceux
déjà débattus en commission. Madame
LE PELLEC réfute les « petits arrangements » et indique que l'AEFE sait
résister à ces tentatives. · Le SNUipp souhaite le respect des voeux formulés par les collègues
: 40% d’entre eux ont obtenu un poste qu'ils n'avaient
pas demandé. Pour toute réponse, Madame LE PELLEC estime que les candidats à l’expatriation
qui ont été retenus peuvent s’estimer heureux car ils ont de la chance d’avoir
obtenu un poste ! Lors d’une CCPC précédente, elle avait signalé que sur la totalité
des vœux formulés, la moitié portait sur des destinations « cocotiers »
(Maroc...). 1.2. Débat sur les règles de recrutement L’AEFE
propose de rediscuter des règles en matière de recrutement. La responsable du
bureau du recrutement rappelle les règles actuelles : Sont
considérées comme non prioritaires (et, de fait, écartées) les candidatures des
agents : · en poste à l’étranger depuis plus de 9 années consécutives · en cours de mission d’expatriation · sur un poste de résident depuis moins de 3 ans · titularisés depuis moins de 3 ans · réintégrés en France depuis moins de 3 ans après un séjour en TOM
ou à l’étranger · en poste en Nouvelle Calédonie ou à Wallis et Futuna (en raison de
la rentrée décalée) · en poste en école européenne depuis moins de 5 ans ou depuis moins
de 9 ans · en séjour en COM depuis moins de 4 ans · en disponibilité depuis plus de 2 ans Sont
considérées comme « en dessous de la barre » (candidatures instruites mais
souvent écartées... sauf si « l'Agence en a besoin ») les candidatures des
agents : · venant d’effectuer 2 missions successives d’expatrié · ayant plus de 15 ans d’exercice à l’étranger · atteints par la limite d’âge Le
débat se focalise sur l'introduction de la nouvelle règle concernant les
collègues ayant effectué deux missions consécutives, quelle que soit la durée
ou la nature de ces missions. Pour le SNUipp, cette notion n'est pas juste car
les missions peuvent être variables et la règle des 9 années consécutives (sans
retour en France) est suffisante... Autre
débat sur la notion de durée totale de séjour à l'étranger au cours d'une
carrière (les carrières des enseignants « s'allongeant » du fait des
modifications des règles d'accès à la retraite). Pour le SNUipp, si la question mérite en effet
réflexion, elle doit s'envisager de manière différente et spécifique pour
chaque catégorie de recrutement et, surtout, cela ne saurait conduire à
remettre en cause le statut des résidents (en les contraignant à la mobilité, par
exemple). Enfin,
un échange a eu lieu sur la prise en compte des séjours en COM (collectivité
d'outremer) comme des séjours à l'étranger, conduisant donc à écarter des
candidats comme « non prioritaires » (cf ci-dessus). Après débat, la CCPC décide, par 7 voix pour (administration et
SE-UNSA) contre 3 (SNUipp), de conserver le règlement actuel du recrutement,
avec l'introduction de la règle appliquée cette année des deux missions
consécutives. 1.3. Questions diverses RECRUTEMENT DES RESIDENTS:
Le SNUipp se préoccupe également de savoir où en est la réécriture de la note
de service relative aux priorités de recrutement en CCPLA pour les résidents
(annoncée lors du dernier CTP). A l’heure
actuelle, les règles peuvent être à
géométrie variable : non respect de la priorité aux
TNR, non prise en compte de la qualité de
vrai résident (Chili) ou refus de considérer comme
résidents les expatriés en fin de mission… L'Agence
indique que la circulaire est en cours de réécriture. Le
SNUipp demande à ce que ce futur texte soit examiné en CTP. Par ailleurs, le SNUipp
demande que les conjoints titulaires de collègues ayant obtenu un poste
d'expatriés AEFE puissent postuler après la CCPCA de recrutement afin d'éviter la
multiplication des dossiers inutiles (surtout si l'on
considère que près de la moitié des
directeurs d'école ont obtenu un poste en dehors de
leurs vœux initiaux), l'encombrement des
services locaux, et afin de respecter le décret. REFUS DE DETACHEMENTS : le
SNUipp s’inquiète des refus de détachements de l’AEFE à l’encontre de collègues (déjà résidents) recrutés comme
résidents en CCPLA (dans un autre pays). Des
pratiques qui ressemblent ni plus ni moins à des non renouvellements de détachement déguisés. Certes, l’AEFE
est revenue sur ces décisions suite à notre intervention mais le recours à ces refus est d’autant
plus préoccupant qu’il est complètement arbitraire. En effet, un agent qui est dans le
collimateur de sa hiérarchie se trouvant en fin de contrat, il suffit à l’AEFE d’émettre un avis
défavorable au nouveau détachement pour que celui-ci soit refusé par le MEN. L’agence évite
ainsi un recours de l’enseignant en CCPL et en CCPC, comme c’est le cas pour une fin
anticipée de mission. Ainsi, le collègue concerné n’a aucune possibilité de se défendre. Par ailleurs, le
refus de détachement remet en cause une décision de la CCPLA, ce qui porte atteinte à la
crédibilité de cette commission. Le
SNUipp demande à l’AEFE de mettre fin à des pratiques arbitraires qui ne
permettent pas aux collègues de se défendre. Problème des collègues qui
ont accepté un poste de résident et qui postulent ensuite sur un poste supplémentaire d’expatrié : l’AEFE prendra en compte leur candidature. TUNISIE (Desnos) : le poste d’expatrié AIS de Tunis, fermé à la suite du départ de la
collègue nommée sur ce poste mais à qui l'on demandait d'effectuer une mission
sans commune mesure avec le profil initialement défini, dans des conditions ne
permettant pas d'apporter l'aide attendue aux enfants en difficulté (déjà, un
premier poste d'expatrié avait été supprimé l'an passé quand le collègue
pressenti pour le poste avait refusé de partir pour les mêmes raisons...), a
curieusement été transformé en un poste de résident, AIS… au profil quasiment identique
! Le SNUipp s’étonne de cette manœuvre et, soit dit en passant, de l’attribution
de ce poste par mutation interne hors CCPLA... et sans que l'Agence n'ait été
consultée sur ladite mutation interne ! Nous y reviendrons au prochain CTP… 1.4. Reconductions expresses Le
SNUipp a dénoncé l'envoi de documents
préparatoires incomplets sur ce dossier, n'indiquant
pas les intentions de l'administration pour chacun des collègues concernés, ne permettant
donc pas aux représentants du personnel de se renseigner auprès des collègues
ou des sections locales et d'apporter ainsi un point de vue différent à la
commission à partir duquel le débat contradictoire est possible. En agissant
ainsi, l'administration empêche les représentants du personnel de jouer leur
rôle, et dévoie le rôle de la commission consultative paritaire (qui n'a donc
qu'un seul « son de cloche »). Cette
pratique est inadmissible, elle doit impérativement changer l'année prochaine. Les
explications de l'administration selon laquelle l'Agence (sa directrice) doit
pouvoir modifier son avis jusqu'au dernier moment n'est pas recevable: la
commission n'émet qu'un avis (la décision est prise par la directrice en
dernier ressort) et les documents préparatoires ne constituent qu'une « entrée
dans le débat », pas un document abouti. La
plupart des demandes de reconductions expresses ont été satisfaites sauf 4 d’entre
elles: certaines pour des raisons de carte scolaire (à venir), d'autres de
mauvais fonctionnement du service, d'autres à cause d'avis défavorable de la
hiérarchie locale. Collègues
n'ont pas demandé de reconduction pour des raisons personnelles. 1.5. Prolongations exceptionnelles Les
deux demandes de prolongation exceptionnelles ont été refusées par l’agence car
elles ne satisfaisaient pas aux conditions d’attribution de ces prolongations
(essentiellement pour atteindre le départ à la retraite au bout d'un an). Article ajouté le 2007-07-06 , consulté 41 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " AEFE "Retour aux articles |