La réforme de l’avantage familial approuvée par le CTP et le CA de l’AEFE.

Réforme de l'avantage familial : le point après le

CA du 26 avril et le CTP extraordinaire du 27

avril 2007(dans l'attente du compte rendu complet du conseil d'administration).

La réforme de l’avantage familial approuvée par le CTP et le CA de l’AEFE.

Après des mois d’actions, de discussions, de propositions… et de blocages de certains ministères (Budget, Fonction Publique), les dernières propositions ont été avalisées à l’unanimité par le Conseil d’Administration de l’AEFE le 26 avril, et par le Comité

Technique Paritaire le lendemain. Le décret modifiant le décret 2002-22 du 4 janvier

2002 devrait être signé dans les jours qui viennent, et entrer en application le « 1er  du mois suivant » la parution du texte au journal officiel.

Une étape importante : les frais de scolarité pris en charge pour  tous les résidents

Pour le SNUipp-FSU, il s’agit d’une étape importante et positive. Malgré des  propositions en recul (cf plus loin) sur les propositions initiales, cette réforme doit permettre d’assurer pour tous les collègues résidents la prise en charge des frais de scolarité annuels de leurs enfants. Elle reconnaît également le caractère de prestation familiale de l’avantage familial (définition large des « charges de famille », forfait de 60 euros, au lieu des 80 promis initialement), et permet des évolutions dans le futur.

Nos propositions visant à aligner les prestations familiales des résidents et des expatriés demeurent notre objectif revendicatif. Notre action s’attachera à faire évoluer ce dispositif dans les années à venir pour qu’il réponde de mieux en mieux aux besoins de nos collègues.

Nous notons également que cette réforme sera favorable, financièrement, aux établissements qui percevront en totalité les frais de scolarité. Ce doit être l’occasion pour eux d’améliorer la situation de nos collègues en contrat local, notamment au regard des aides consenties pour la scolarité de leurs enfants.

Le nouveau dispositif

La réforme se traduit par trois textes (ci-joint) :

2. un décret modifiant le décret 2002-22 du 4 janvier 2002, qui servira de base règlementaire

3. un arrêté qui fixera par ville le montant de l’avantage familial versé aux collègues, selon les trois tranches habituelles (enfants de moins de 10 ans, de

10 à 15 ans, plus de 15 ans), signé des ministres des Affaires Etrangères et du

Budget.

4. une délibération du Conseil d’Administration de l’AEFE qui précise le mode de calcul de l’avantage familial et son mode de financement, dont une partie (les

60€) sera financée sur les crédits d’action sociale de l’Agence.

Le nouvel avantage familial

Il est servi selon les mêmes principes que précédemment, dès la naissance et jusqu’à

21 ans (selon les mêmes conditions de poursuite d’études qu’auparavant).

Les frais de scolarité considérés ci-après s’entendent comme les frais de scolarité annuels plus les frais d’inscriptions annuels (pas ceux de première inscription). Le premier arrêté prendra pour référence les frais de scolarité de la rentrée 2007.

Pour chaque tranche d’avantage familial, les frais de scolarité sont calculés en référence aux frais de scolarité pratiqués dans l’établissement de référence de la

ville (établissement en gestion directe, à défaut l’établissement conventionné,…), et par niveau scolaire : lycée pour les plus de 15 ans, collège pour les 10-15 ans, primaire pour les moins de 10 ans (avec la particularité de frais parfois très différent entre le niveau maternelle et élémentaire : l’Agence ne sait pas encore si elle calculera une moyenne entre les deux ou si elle prendra l’un des deux niveaux pour référence).

Toutes les exonérations totales ou partielles de frais de scolarité pour les personnels résidents sont supprimées, les circulaires de l’Agence de 2003 relatives aux calculs des frais de scolarité (et leurs aberrations dans certains pays comme l’Italie) sont abrogées.

L’avantage familial n’est pas cumulable avec les majorations familiales des expatriés ou des prestations familiales de même nature versées par un état tiers ou des organismes intergouvernementaux ou internationaux, mais il est cumulable avec des exonérations consenties aux contrats locaux dans certains pays.

Mode de calcul

Le nouvel avantage familial est calculé de la manière suivante :

Pays hors de l’Espace Economique Européen : si l’avantage familial actuel est supérieur aux frais de scolarité annuels plus 60 euros par mois, l’avantage familial reste au niveau actuel. S’il est inférieur aux frais de scolarité augmenté des 60 euros, l’avantage familial est porté à ce niveau.

Pays de l’Espace Economique Européen : les allocations familiales versées aux agents par la Caisse d’Allocations Familiales seront perçues directement, et ne seront plus déductibles (de l’avantage familial, ou des calculs de paiement des frais de scolarité).

Soulignons au passage que cela doit ouvrir la possibilité pour nos collègues de percevoir certaines allocations (comme celle pour les enfants handicapés) que la situation antérieure empêchait de toucher.

« Pour rapprocher le plus possible les situations des agents dans l’Espace Economique et en dehors », selon la direction de l’AEFE, les montants actuels des avantages familiaux de la zone sont réduits de 60 euros (moyenne des allocations familiales versées). Puis, le nouveau montant est comparé aux frais de scolarité annuels. Si le nouveau montant est supérieur aux frais de scolarité, le nouvel avantage familial reste à ce niveau. Si le nouveau montant est inférieur aux frais de scolarité annuels, l’avantage familial est porté au niveau des frais de scolarité.

Pour les familles n’ayant qu’un seul enfant (et donc pas d’allocations familiales), une indemnité compensatoire est versée, pour 5 ans et sous réserve de ne pas changer d’établissement, afin de compenser la perte éventuelle liée au nouveau calcul.

L’évolution du dispositif

Si les textes règlementaires ne disent rien de précis sur l’évolution et le réajustement du dispositif, de nombreuses questions ont été posées par les représentants du personnel en CA et CTP. L’Agence s’est engagée par la voix de sa directrice à une révision régulière – au moins annuelle puisque les frais de scolarité sont fixés annuellement - des montants de l’avantage familial, et à consulter le CTP

( en juin de chaque année).

Des questions restent en suspens

5. les frais de première inscription qui se multiplient dans de nombreux établissements : nous continuons à demander que l’Agence prenne à sa charge ces frais (sous forme de remboursement aux établissements, par exemple), même s’ils ne peuvent entrer dans la réforme actuelle.

6. L’arrêté fixant les montants doit se référer aux frais de scolarité de

septembre 2007 (connus vers le 15 mai), mais une incertitude demeure : ce montant comprendra-t-il les frais de scolarité et les 60 euros ou seulement les frais de scolarité (et les 60 euros à part) ?

7. Le montant forfaitaire ?

Cas de l’Espagne

L’abrogation du mode de calcul antérieur du reversement des frais de scolarité laissant aux agents le bénéfice des allocations familiales et du supplément familial de traitement risque de se traduire par la perte du SFT, ce qui est loin d’être négligeable pour une famille de plusieurs enfants (et plus il y a d’enfants, plus le SFT est important). Le SNUipp et la FSU ont averti l’Agence à plusieurs reprises et demandé que cette situation soit prise en compte (nous avons proposé par exemple que l’indemnité compensatoire pour les familles avec un seul enfant puisse être étendue à ce cas…) afin qu’aucun agent ne perde de revenus à la mise en place de cette réforme.

Les textes

Décret n°2007-…. Du…….. 2007 modifiant le décret 2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à la situation administrative et financière des personnels des établissements français à l’étranger

Décrète

Art 1er  – L’alinéa e) du B de l’article 4 du décret n°2002-22 est ainsi rédigé :

e) Le cas échéant, un avantage familial est attribué au titre des enfants à charge, à raison d’un seul droit par enfant. Il est destiné à prendre en compte les charges de famille des agents.

La notion d’enfant à charge est identique à celle en vigueur à l’article 4 (A, e) ci-dessus relatif aux majorations familiales.

Le montant de cet avantage familial est déterminé par pays et zone de résidence de l’agent en fonction de l’âge des enfants, par arrêté conjoint des ministres chargés des affaires étrangères et du budget.

Il ne peut en tout état de cause être inférieur, par enfant, aux montants de frais de scolarité rapportés à des tranches d’âge, correspondant à ceux des établissements français d’enseignement primaire et secondaire de référence au sein du pays ou de la zone d’affectation des agents.

L’avantage familial n’est pas cumulable, au titre des mêmes enfants, avec des majorations familiales versées aux personnels expatriés en application du présent décret ou du décret du 28 mars 1967 susvisé, ni avec les prestations familiales ou avantages de même nature versées par des Etats tiers ou les organisations intergouvernementales et internationales dont peut bénéficier l’agent ou tout autre

ayant-droit.

Art 2 ; Les dispositions du présent décret sont applicables à compter du 1er  jour du mois suivant sa publication.

Art 3. Le ministre des affaires étrangères, le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, le ministre de la fonction publique, le ministre chargé de la coopération, et le ministre chargé du budget et de la réforme de l’Etat sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la République française.

Délibération du Conseil d’Administration de l’AEFE du 26 avril 20007

« Lorsque, en dehors de l’espace économique européen, le montant de l’avantage familial résultant de la modification du décret du 4 janvier 2002 s’avère inférieur aux montants des frais de scolarité, augmentés, par enfant à charge, de la somme de 60 euros, le montant final versé aux personnels résidents de l’AEFE est porté à concurrence de cette somme. Le montant complémentaire est versé par le biais des crédits d’action sociale de l’AEFE. Les montants des frais de scolarité précités correspondent, par tranche d’âge, à ceux des établissements français de référence au sein des pays ou de la zone d’affectation des agents.

Pour une période transitoire de cinq ans et par dérogation aux dispositions précédemment énoncées, si pour un résident de l’espace économique européen n’ayant qu’un seul enfant à charge le montant de l’avantage familial augmenté du montant des prestations familiales dues du chef de cet enfant s’avère, au titre de la même affectation, inférieur au montant antérieurement perçu, l’agent peut prétendre au versement d’un montant compensatoire à concurrence de cette dernière somme ; »

 



Article ajouté le 2007-05-03 , consulté 25 fois

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