CTP: REUNION du 15 FEVRIER

CTP: REUNION du 15 FEVRIER

Le CTP s'est réuni le jeudi 15 février. Il avait pour seul ordre du jour l'examen de la carte scolaire des résidents (3ème phase) pour 2007-08.

 

Cette phase d'examen de la carte scolaire vient compléter celle du 12 décembre dernier, qui se traduit au total par l'ouverture de 114 postes de résidents et 62 d'expatriés pour 37 fermetures de résidents et 40 en expatriés. Ce qui intègre donc la création de la cinquantaine de nouveaux postes de résidents prévue au budget 2007. Pour la première fois depuis longtemps, tous les postes budgétaires disponibles sont utilisés, à cette heure.

Pour autant, de nombreuses demandes des établissements, notamment des créations, n'ont pas été prises en compte ou n'ont pas été suivies par l'AEFE qui, dans ses documents préparatoires continuent d'en masquer l'importance. C'est là aussi la conséquence d'une politique de contrainte qui ne répond pas aux besoins réels du terrain. Pour chaque situation dont nous étions informés, nous avons relayé et soutenu la demande, exigé des explications...

 

Le SNUipp a demandé des explications sur toutes les mesures de fermetures envisagées:

- Togo : baisse des effectifs (une cinquantaine depuis deux ans). L'établissement avait accueilli une partie des élèves de Côte d'Ivoire et des classes avaient été créées pour cela. Il s'agit d'un retour à la situation antérieure.

- Chili : il s'agit d'un poste étiqueté “1er degré” mais dont le titulaire exerçait dans le second degré (prof de maths). Au départ de celui-ci, l'Agence régularise en transférant le poste sur le second degré.

- Syrie : l'établissement a demandé la transformation d'un poste du 1er degré en poste résident du second degré (arabe), demande approuvée par le conseil d'établissement.

- Slovaquie : un poste de résident était resté non pourvu, il est supprimé.

 

Le SNUipp a également demandé pourquoi les demandes que les établissements avaient formulées n'avaient pas été prises en compte :

- Mexique – Guadalajara : les collègues ont demandé la création d'un poste de résident dans le primaire pour faire face à une montée des effectifs devant se traduire à la rentrée par deux créations de classe. L'Agence, qui a reçu la demande en temps utile, considère cependant que celle-ci n'est pas prioritaire, l'établissement comptant déjà 9 postes de résidents (dont le directeur). Mais l'Agence n'avait pas d'information concernant l'ouverture d'une éventuelle deuxième classe.

S'agissant du poste d'agent comptable expatrié, créé au dernier CTP et supprimé à celui-ci, l'Agence a fait part du refus du comité de gestion de cette création, mais l'AEFE dit se donner le temps de convaincre le comité de gestion, et reproposera cette création ultérieurement.

- Comores : le Conseil d'Etablissement avait approuvé la demande de création d'un poste résident du 1er degré. L'Agence dit ne pas avoir reçu cette demande... ??

- Allemagne : demande de régularisation des TNR (à Berlin, Francfort et Munich): plusieurs collègues sont en situation de titulaires non résidents, mais aucune régularisation n'est prévue. L'Agence a précisé les conditions de celle-ci : les collègues doivent être TNR sur un temps plein, depuis au moins un an, employé dans leur grade ou discipline, et la résidentialisation doit être prise en charge par l'établissement. Pourtant à Francfort, une collègue est dans sa deuxième année...

- Burkina Faso : le SNUipp demande où en est la réflexion de l'Agence sur la transformation du poste de CPAIEN en poste de maître formateur en établissement, demandée par l'IEN de la zone. La commission de recrutement devant se tenir dans moins d'un mois, il est souhaitable qu'elle procède au recrutement et donc que les décisions soient rapidement arrêtées. De même en Tunisie, où le poste AIS créé l'an passé, est à pourvoir à la suite de la demande de la réintégration de la collègue. Le SNUipp a insisté pour que le profil de ce poste soit confirmé avec une vocation d'aide aux enfants en difficulté dont les écoles de Tunis ont besoin, et que tous les moyens soient mis en place sur le terrain pour que le collègue puisse remplir sa mission.

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Tel Aviv : Nous avons également demandé des informations sur le projet de création du lycée franco-israélien à Tel Aviv. A l'initiative de l'Alliance Israelite Universelle, le projet consisterait à mettre en place un nouvel établissement pour la partie secondaire uniquement (qui a de faibles effectifs : une trentaine), la partie primaire resterait ce qu'elle est.

L'Agence estime que ce projet permettrait d'ouvrir des perspectives pour les familles sur place, avec certainement une attractivité supplémentaire pour le secondaire mais aussi sur l'école primaire et entend donc le soutenir (aide et appui pédagogique, programmes, choix d'un chef d'établissement...) dans la perspective de l'homologation.

Liban : un point a été fait sur la situation au Liban où les effectifs sont assez proches de ce qu'ils étaient l'an passé, mais en diminution toutefois. Pour l'instant, il est très difficile d'avoir une vision assez claire de la prochaine rentrée.

Vote d'ensemble sur la carte scolaire: POUR: 5 (AEFE) ABSTENTION: 5 (personnels)

SITUATION EN GUINÉE CONAKRY.

Le lycée Albert Camus de Conakry est fermé depuis le 10 janvier 2007 suite aux évènements

politiques .L'ambassade a pris la décision d'avancer les vacances d'hiver au 10 février recommandant aux collègues de rentrer en France mais en avançant également la date du retour pour le 20 février. Le SNES qui est intervenu auprès du directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères fait remarquer que la situation continue à être très critique et qu'un retour à la normale pour le 20 ne peut être envisagé. Les collègues se trouvent confrontés aux difficultés des changements de dates pour leurs billets d'avion et aux frais afférents. D'autre part ils vivent une situation particulièrement déstabilisante et angoissante, la FSU demande donc que l'AEFE prenne contact avec les collègues. Madame la directrice informe que les dates de reprise d'activité au Lycée dépendent de la décision de l'ambassadeur qui est le plus à même de juger de la situation. Suite à notre insistance, la directrice de l'AEFE a pris contact avec l'ambassadeur à Conakry et a annoncé en fin de CTP que les dates de retour de vacances sont reculées d'au moins une semaine et conseillent aux collègues en vacances en France de contacter ses services.

Questions diverses

- Réforme de l'avantage familial: le SNUipp s'est une nouvelle fois inquiété de la mise en place de la réforme annoncée en fin d'année 2006. Après les tribulations de l'adoption – in fine – du budget de l'Agence, aucune mesure n'a été prise pour mettre en place les nouvelles modalités de calcul de l'avantage familial à compter du 1er janvier 2007, comme l'engagement en avait été pris. Cette situation ne peut durer, et l'Agence (ou Bercy) ne peut continuer à « balader » ainsi les collègues pour qui cette réforme est importante et attendue, ou tenter de les endormir de ci, de là avec de belles promesses, il faut aujourd'hui des actes concrets et rapides. C'est bien ce que les personnels ont massivement exprimé dans la grève du 8 février dernier, et qui doit être pris en compte.

L'Agence nous informe que le ministère du Budget exige qu'elle présente un plan d'économies, sur les années à venir et que le ministère de la Fonction Publique soulève quelques objections techniques. Une réunion interministérielle doit avoir lieu prochainement sur le sujet, l'Agence en a obtenu le principe, mais ne connait pas encore la date ; elle espère que cette réunion permettra de résoudre les difficultés et de mettre en œuvre concrètement la réforme. Si c'est le cas, un nouveau CTP serait amené à examiner les textes règlementaires rapidement (modification du décret 2002-22 du 4 janvier 2002 et arrêté correspondant).

- ISVL: Après le rappel des nouvelles modalités de calcul de l'ISVL visant à corriger les inégalités de classement entre les indemnités d'expatriation et les ISVL, et dont les premières mesures ont été intégrées à la révision des taux de l'ISVL au 1er février, le SNUipp a réclamé l'examen « particulier » de certaines situations où l'indemnité ne correspond pas à la réalité du coût de la vie locale. Ainsi, les collègues d'Ethiopie ont envoyé un dossier à l'Agence, il y a plusieurs mois... toujours sans réponse. Ceux d'Indonésie réclament eux aussi une revalorisation importante de leur indemnité, qui a motivé leur participation massive à la grève du 8. Au Brésil encore....

L'Agence rappelle les principes d'évolution de l'indemnité qu'elle a mis en place ces dernières années et note la hausse très nette du rapport entre ISVL et IE depuis 2002.

Elle demande dans quel autre secteur de la Fonction Publique y-a-t-il eu une telle évolution ces dernières années, et souhaite continuer à faire évoluer progressivement les choses.

Le SNUipp considère que l'état de l'évolution du pouvoir d'achat – négative ces dernières années - dans la Fonction Publique n'est pas à prendre en modèle, et souligne la légitimité de la grève des fonctionnaires du 8 février dernier réclamant des mesures de redressement. Mais, l'ISVL doit prendre en compte la réalité du contexte local. Le SNUipp ajoute que les effets d'une ISVL insuffisante se rajoutent à ceux d'un avantage familial qui ne représente pas les frais de scolarité...

L'Agence informe le CTP que le ministèr  des Finances demande également, pour sa part, le réexamen de l'ensemble du mécanisme, sans doute avec d'autres intentions que celles des organisations syndicales ou celles de l'AEFE...

- Mise en place des indemnités péri-éducatives: Cela fait maintenant 3 ans que l'arrêté créant les indemnités péri-éducatives (dans le primaire notamment) est paru au

Journal Officiel, et certains responsables des établissements continuent de prétendre qu'ils ignorent ce texte ainsi que les circulaires de l'Agence sur le sujet (deux sont parues depuis 2004!) et traînent les pieds pour la mise en œuvre et le paiement effectif de ces indemnités dues aux personnels qui ont effectué des activités péri-éducatives depuis le

1er mars 2004. Que ceux-ci en aient fait la demande ou pas, d'ailleurs, car on peut s'interroger, dans un état de droit, sur le fait que les collègues soient placés dans la situation de réclamer leur dû. Faudra-t-il bientôt, à chaque fin de mois, réclamer notre salaire pour qu'il nous soit versé ?

Réclamant une nouvelle fois un bilan des demandes effectuées, des remontées des établissements, et un état des paiements effectués, le SNUipp a mis en avant un certain nombre de situations anormales : Barcelone, Bilbao où rien n'a encore été versé, de même à Dakar, en Tunisie, au Maroc,...

La directrice de l'Agence a rappelé la publication de la circulaire du 15 juin 2006 (qui a disparu du nouveau site de l'Agence... et qui devrait y être remise...) et considère que les établissements doivent la mettre en oeuvre. Le service des rémunérations a fait son propre état de la situation et il est convenu d'organiser une rencontre rapide avec le SNUipp pour comparer nos informations sur les remontées effectuées, et questionner les établissements où il y a problème. Nous vous en tiendrons informés.

Nous n'accepterons pas, qu'à l'instar de la situation à Milan (que défend encore le responsable du secteur Europe, alors que l'établissement soit prêt à évoluer), l'on invoque des arguments dépassés du style « dépenses non budgétées » (d'une part, il ya des décisions budgétaires modificatives pour cela..., d'autre part, elles auraient du être budgétées, à qui la faute ?), « classes de découvertes non votées en conseil d'établissement » (mais elles ont eu lieu et ont été autorisées,...)...

- Formation continue, nouvelles modalités de remboursement (décret

2006-781):

Le SNUipp a soulevé le problème créé par la mise en place de nouvelles modalités de remboursement des collègues participant aux stages de formation continue, en application du décret 2006-781 du 3 juillet 2006 (qui porte sur l'ensemble des déplacements et missions des fonctionnaires, bien au-delà des seuls stagiaires de la formation continue) imposées sans concertation aucune le plus souvent, et se traduisant par une diminution des remboursements de frais qui ont d'ores et déjà conduit plusieurs collègues en contrat local, à Madagascar notamment, à renoncer à leur stage pour ne pas perdre d'argent. La qualité de la formation continue proposée aux enseignants du réseau – et au-delà, aux écoles homologuées également - constituait un fleuron de son action pédagogique. Mais que signifie-t-elle si certains collègues n'y ont plus accès, de fait.

La mise en œuvre de ce nouveau décret soulève de multiples questions et l'Agence a l'intention de demander une dérogation à ce texte lors de son prochain Conseil d'Administration (fin avril) et de définir des modalités adaptées à la situation de l'établissement public (comme l'ont déjà fait d'autres établissements publics), en tenant compte de toutes les situations (locales, types de déplacements,...).

Le SNUipp a insisté sur l'urgence de prendre des mesures concrètes en attendant le CA pour que les stages de formation continue à Madagascar puissent se dérouler normalement. A défaut, les collègues resteront chez eux.

- Indemnité différentielle au Canada : Lors de la mise en place du décret 2002-

22, une indemnité a été mise en place pour tenir compte de la différence entre la PCV qui existait au Canada et la nouvelle ISVL. Cette indemnité devait donc se résorber au fur et à mesure de l'évolution de l'ISVL, et au plus tard en 2008. Mais, le calcul effectué à l'époque a pris pour base le montant de la PCV au 1er septembre 2001 et non au 1er

septembre 2002. Ce qui a conduit à minorer le montant de l'indemnité. Suite au recours en tribunal administratif d'un collègue, l'Agence se voit condamnée à verser un complément d'indemnité (qui représente plus de 11.000 euros pour la période selon le calcul Agence). Le SNUipp est intervenu pour demander à l'Agence comment elle compte répondre à ses obligations vis à vis de tous les collègues concernés par le problème. Le responsable du secteur a indiqué avoir reçu quelques lettres de collègues lui réclamant le complément d'indemnités et s'attend à en recevoir d'autres. Il indique aussi que le collègue ayant gagné au tribunal administratif conteste également le calcul du complément à verser effectué par l'Agence. Pour le SNUipp, il est clair que tous les collègues concernés doivent percevoir le complément d'indemnité, la faute étant entièrement imputable à l'administration, et il invite tous les collègues concernés à faire un courrier réclamant leur dû (sous forme de recours gracieux), et à lui en adresser un double.

- Profil des postes d'expatrié:

Nos collègues du second degré ont mis en avant la multiplication des profils de postes d'expatriés demandant des compétences multiples et variées sur la base de nombreux clubs (théâtre, vidéo,...), redondantes parfois avec les compétences d'un professeur qui met en œuvre les programmes scolaires et demandent un examen en commun de ces profils. L'Agence indique qu'elle entend travailler cette question pour améliorer les profils publiés et étendre le recours aux entretiens individualisés pour de nombreux postes d'expatrié (tous dans le primaire...). Elle propose aussi la mise en place d'une « formation au départ » des personnels retenus afin de leur donner les informations nécessaires et permettre des contacts individualisés avec des collègues ou des responsables du pays dans lequel ils sont nommés.

Le SNUipp a donné son accord à cette dernière proposition de « formation des partants » (il y a quelques années, ce stage des partants était ouvert à tous les expatriés recrutés...) comme il l'avait lui même suggéré en commission paritaire consultative la semaine dernière, a redit son scepticisme et son opposition au recours systématique à l'entretien qui ne constitue pas un remède miracle (et n'empêche pas les « erreurs de casting »).

Le travail sur l'écriture des profils est intéressant et nécessaire, il devra cependant s'attacher à éviter les profils surchargés, à hiérarchiser et distinguer l'essentiel de l'accessoire. Ce avec quoi la directrice de l'Agence est d'accord.

- Situation de divers établissements :

Bruxelles :

Les familles du lycée Jean Monnet ont exprimé une vive inquiétude face aux augmentations des frais de scolarité qu'elles pressentent devant l'ampleur des travaux programmés. L'AEFE doit faire face sur cet établissement à des dépenses d'un montant de 12 millions d'euros :

une remise aux normes de sécurité de l'ensemble des bâtiments 4ME,la modernisation du restaurant scolaire 2ME, l'extension des bâtiments avec la construction d'un nouveau gymnase 2ME et la construction de bâtiments pour la maternelle 4ME. Pour cette dernière construction, une fondation a été crée qui n'a jusqu'à présent réuni qu'une partie des fonds nécessaires. La directrice espère qu'elle pourra réunir rapidement la totalité. Pour les autres travaux le financement était assuré par l'augmentation des frais de scolarités , le fond de réserve de l'établissement et la baisse du taux de participation à la rémunération des

résidents (1ME) Devant l'opposition des familles, l'AEFE a décidé d'échelonner les travaux en questionnant les parents sur chaque étape.

Thessalonique:

Il pèse sur cet établissement une menace de déconventionnement .Des collègues en fin de contrat se voient proposer un renouvellement de contrat seulement pour un an cela afin de donner le temps à l'AEFE de statuer sur l’établissement. Le SNUipp propose de renouveler normalement le contrat des collègues pour trois ans et de les faire bénéficier si besoin est d'une mesure de carte scolaire dans le cas où l'école serait déconventionnée.

Florence:

Le Snuipp est intervenu plusieurs fois en Conseil d'administration et en CCPC « D. » Les inquiétudes restent vives sur l'avenir des collègues. Le déconventionnement du collège permet

à la Mission Laïque de se poser en repreneur , son intérêt pour le primaire est évident .Le SNUipp s'inquiète de cette éventuelle reprise et des conséquences sur les personnels résidents du primaire. Le secrétaire général de l'AEFE prend acte de cette situation et attend la décision des parents et du comité de gestion .Si un déconventionnement devait intervenir, il y aurait à respecter un préavis de six mois et les décisions prises avant le 28.02

ce qui,pour l'AEFE laisse le temps de reclasser les résidents qui le souhaitent comme

prioritaires sur les postes en Italie (sous réserve qu'il y ait suffisamment de postes vacants – NDLR)

Madagascar:

En réponse à une question des représentants des personnels sur le devenir de la partie lycée des établissements de Fianarantsoa et Diego Suarez, le secrétaire général de l'AEFE fait le point sur l'avenir du réseau à Madagascar.

Un audit financier doit avoir lieu qui, selon lui, ne remettra pas en cause la pérennité du réseau, à la suite de la réflexion menée sur place au premier trimestre sur l'avenir de l'enseignement français à Madagascar.

Pour l'AEFE, il faut considérer d'une part la saturation des établissements à Tananarive qui oblige à développer la partie secondaire et, d'après elle, les écoles homologuées de la capitale (parce que l'Agence refuse d'investir dans le primaire, NDLR) et d'autre part l'évolution des petites écoles de province. Pour les deux années à venir sur les lycées de Diego Suarez et de

Fianarantsoa, les préoccupations de l'Agence sont l'orientation et l'avenir des élèves ainsi que l'accueil des élèves malgaches.

Le SNUipp revient sur les perspectives à court terme pour les deux lycées et souhaite que l'on ne brandisse pas le couperet sur leur tête (la partie lycée de Fianar est récente) et que l'on prenne en considération l'ensemble des propositions positives débattues dans le plan d'action pour l'enseignement français à Madagascar. Il évoque notamment les propositions de nouvelles formations à créer dans les établissements qui peuvent les rendre attractifs sans les mettre en concurrence, la nécessité de répondre à la pression démographique sur Tana sans remettre en cause les établissements de province et notamment les petites écoles isolées qui ont tout leur intérêt. Il émet également de sérieux doutes sur le soutien de l'AEFE aux écoles homologuées de Tana, qui apparaissent comme une sorte de « déversoir du trop plein démographique », sans réelles assurances quant à la qualité de leur offre de formation.

Le secrétaire général nous affirme qu'il n'est nullement question de faire tomber le couperet, et que les petites structures de l'île ne sont pas remises en cause... nous espérons seulement qu'il en sera bien ainsi...

Palma de Majorque:

L'évolution de l'établissement permet d'envisager l'homologation des classes de lycée. Pour obtenir l'homologation, des heures d'enseignement doivent être assurées par des personnels titulaires, l'AEFE propose de transférer des heures d'enseignement du collège vers le lycée et d'utiliser des titulaires, dont le détachement est assuré sur le collège. La réunification des deux organismes gestionnaires en une fondation s'inscrit dans cette perspective. Des statuts

ont été rédigés et envoyés à l'Agence,ils sont toujours à l'étude.

Costa Rica :

Cet établissement avait déjà fait l'objet d'un point lors du Conseil d'Administration du 30 11

2006. L'AEFE a pris contact avec le comité de gestion pour lui rappeler les termes de l'homologation et lui demander d'honorer sa participation financière et d'assurer ses responsabilités pédagogiques. Mais si le comité de gestion continue d'ignorer les demandes

de l'Agence, celle-ci prendra ses responsabilités.

Barcelone:

Les représentants des personnels de la FSU demandent que l'Agence rappelle au chef d'établissement les textes et la bonne pratique en matière de fonctionnement des instances de l'établissement (convocations...)

- Droits syndicaux :

- Heure d'info syndicale: La FSU a demandé à l'Agence de rappeler aux chefs d'établissements récalcitrants les règles en matière de droit syndical et notamment pour l'organisation de l'heure d'information syndicale dans le second degré : pas de liste des participants à fournir (Rabat, Maroc), exigence de placer l'heure en fin de journée

(Francfort, Allemagne).

Le service juridique est également chargé de faire le point sur la question.

- Local syndical: Les services culturels du Maroc proposent de mettre à disposition des organisations syndicales un nouveau local syndical mais entendent leur demander de régler les charges afférentes à l’occupation de ce local. Cette demande est inacceptable.

Le responsable du secteur Afrique doit contacter le SCAC de Rabat pour débloquer la situation.

- Contrats locaux (Maroc, Chine)

Au Maroc: avant le 1er janvier 2001, les recrutés locaux aux Maroc , enseignants et administratifs, avaient des contrats ne prévoyant pas de couverture sociale retraite malgré les législations française et marocaine. Certains de ces employés ont donc adressé à l’AEFE, une demande de réparation du préjudice subi sous forme d’une somme équivalente au coût du rachat des cotisations pour la période concernée.

Ils ont reçu une réponse du service juridique de l’AEFE en date du 8 janvier 2007 qui apparait comme une fin de non recevoir. Il est vrai que nous avons eu beaucoup de mal à décrypter le langage juridique utilisé.

Le responsable du service juridique de l'Agence nous a expliqué qu'il ne s’agirait pas d’une fin de non recevoir. Le service juridique attend de chaque personne une reformulation de sa demande. Contact sera pris avec les agents concernés pour leur expliquer le sens de cette réponse. 41 personnes concernées ont été identifiées (pour l'instant).

Mais le responsable de l'Agence confirme que, selon lui, aucune prise en charge de cotisation à la CNAV française ne serait possible car elle suppose une adhésion volontaire de la part des agents, mais une étude doit être menée pour le défaut de cotisations à l’assurance vieillesse marocaine. A suivre...

- En Chine: La reconnaissance juridique du lycée français de Pékin par les autorités chinoises comme « établissement public étranger » a pour conséquence des changements importants dans la situation des contrats locaux. Madame la directrice rappelle les raisons pour lesquelles l'AEFE a décidé ce passage en gestion directe: donner une existence légale aux agents, permettre de mener à bien le projet immobilier compte tenu de l'extension de l'établissement et avoir une reconnaissance officielle.

Le personnel de recrutement local dépendra donc du droit local pour leur visa, le système d'imposition, leur contrat de travail etc. Il est donc normal que cette situation de transition provoque questions et inquiétudes de la part des personnels qui craignent à juste raison une perte de leur pouvoir d'achat. L'agence doit en tenir compte et ouvrir des discussions avec les personnels sur l'ensemble de ces questions. Le SNUipp rencontrera prochainement la directrice de l'AEFE à ce sujet.

 

Philippe SEVERAC -

Pilar STRUILLOU – François Le Floc’h

 



Article ajouté le 2007-02-17 , consulté 28 fois

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