Snuipp MarocEntretien avec le Conseiller Culturel, vendredi 3 novembre.
Entretien avec le Conseiller Culturel, vendredi 3 novembre. 1- Avenir du réseau Maroc, conditions de travail, investissements, carte scolaire. -
Avenir du
réseau Maroc : Les 8 classes créées à la rentrée seront conservées. M. Neuville fait remarquer que les opérations d’agrandissement de certaines écoles, envisagées par le poste, mais refusées par l’AEFE, auraient été moins chères que les locations de classes mobiles à fonds perdus. Le Conseiller Culturel a l’intention de mener une réflexion afin de trouver des solutions à long terme pour faire face à l’arrivée massive d’enfants français tout en gardant une capacité d’accueil pour les enfants marocains, conformément aux accords de coopération. Cette année, 530 élèves français en plus et 189 marocains en moins. Pour le Conseiller Culturel, le Réseau AEFE n’est pas menacé. L’afflux de nouveaux enfants français, dont la mission du réseau est de les accueillir tous, pousse à l’extension du dispositif. L’OSUI a créé une nouvelle école à Essaouira : 2 classes pour un total de 37 élèves. La demande d’homologation est en cours. A Oujda, une école bilingue, vient d’être créée. Elle accueille 200 élèves dont 25 suivent les cours du CNED en élémentaire. Il s’agit d’une opération strictement privée. Deux nouvelles classes prépa à la rentrée : Maths-physique à Casa, HEC-ES à Rabat. En projet à Meknès : Bio-maths. - Carte scolaire : les mesures de cartes scolaires proposées par les CE des établissements, (auxquels nous n’avons pu participer en raison des tergiversations et obstacles rencontrés dans la mise en place de la nouvelle circulaire de l’AEFE « vie scolaire »), nous seront communiquées dans les jours qui viennent. Nous souhaitons que les représentants du primaire puissent s’exprimer sur ce sujet lors des prochaines réunions des C.E, dès qu’ils seront élus. - Effectifs à Kénitra. (31 au CP) : l’école de Kénitra vient de perdre une classe alors que les effectifs sont en hausse. Résultat : un CP à 31 élèves. Pour remédier à cette situation inacceptable, un des représentants de l’administration propose la création de cours double, qui dans la configuration actuelle des effectifs de l’école donnerait sans doute une classe de CP/CM2 ! (il ne s’est pas proposé pour y faire classe !) D’après lui, l’équipe pédagogique était en demande d’une montée des effectifs, pour consolider la structure de l’école, mais l’afflux des élèves au niveau CP, cette année, semble relever de la surprise. Quoiqu’il en soit, le SNUipp demande que l’on trouve une solution correcte pour l’avenir en recréant une classe. - Nombre d’ATSEM en maternelle. Nous avons relayé la demande des collègues de maternelle de faire passer le nombre d’ATSEM, de 1 pour 2 classes, à 2 pour 3 classe,.la situation actuelle, notamment en moyenne section, n’étant pas satisfaisante. Il nous a été répondu que le nombre d’ATSEM est fixé par l’AEFE (« plan de rationalisation » de 2001), ce que nous allons vérifier. -
Classes exigües,
bruit. (double vitrage, cubage minimum) : la demande de pose de
double-vitrage à l’école Molière de Casablanca a été jugée recevable. Une étude
doit être menée. Dossier à suivre. 2-
Formation
continue. Budget formation continue : Alors que les collègues que nous avons rencontrés au cours des demi-journées d’information syndicale ressentent une diminution de l’offre de formation continue sur le réseau du Maroc, le poste nous répond que le budget annuel est en légère augmentation par rapport à l’année précédente (3 600 000 Dhs), et le nombre d’actions équivalent (77), tant dans le premier degré que dans le second degré. Nous nous sommes faits l’écho des problèmes soulevés par les collègues quant à la réduction de la durée des stages (à 3 jours… réduction de la durée du stage qui pose également le problème des durées de transport nécessaires pour les collègues de province qui doivent reprendre leur classe le jeudi matin…), les absences fréquentes des formateurs annoncés et le problème de la multiplication des stages à public désigné. Composition et rôle de la commission de formation continue : de nombreux collègues s’interrogent sur les critères d’attribution des stages. Nous avons donc demandé, une nouvelle fois, que des représentants du personnel puissent participer aux travaux de la commission dans un but de transparence et d’information. Le conseiller culturel et le conseiller culturel adjoint n’y semblent pas opposés (tout en souhaitant ne pas transformer ce groupe de travail « opérationnel » en instance paritaire, ce que nous ne demandons pas d’ailleurs), et s’engagent à faire des propositions. Stage connaissance du Maroc : la durée de ce stage, dont la qualité a été soulignée par tous les participants des années précédentes, et est reconnue par le SCAC (le nouveau conseiller culturel se déclare intéressé pour y participer lui-même…), a été ramenée cette année à une journée. Le SNUipp a dénoncé sa suppression, envisagée pour l’an prochain, sous prétexte que le contenu n’est pas directement exploitable en classe et que le nombre de candidats est trop important. Le SCAC répond que le stage ne serait pas supprimé mais organisé sous une forme différente avec peut-être une journée de regroupement et un cycle de conférences décentralisées… mais, hors du temps scolaire ! Le SNUipp a rappelé son désaccord avec ce type de propositions visant à rejeter la formation continue hors du temps de travail. M. Neuville semble convaincu de l’utilité de ce stage et donc de son maintien. Affaire à suivre de près donc ! Rôle des conseillers pédagogiques : nous avons tenu à ce que soit précisé le rôle des conseillers pédagogiques, particulièrement lors des visites des collègues non titulaires en CDI. Il nous a bien été précisé que seul l’inspecteur peut effectuer des visites de contrôle. Les conseillers, comme leur nom l’indique, ont un rôle d’aide, de conseil et de formation. Nous y veillerons particulièrement. Nous avons également alerté le Conseiller Culturel sur la diminution du nombre de classes transplantées dont une des raisons est le refus de validation de nombreux projets l’an passé. Les collègues, fatigués de donner plus de temps et d’énergie à la rédaction du projet qu’à sa mise en œuvre, demandent que leur travail soit respecté. (Trop de bureaucratie tue l’initiative pédagogique). Nous avons également demandé des précisions quant au rôle des 2 conseillers pédagogiques en langues recrutés cette année : en raison de l’abandon de l’enseignement de l’anglais, intervenu après leur recrutement, leur lettre de mission vient d’être réécrite. Ils ont donc maintenant une mission de conseil pour nos collègues professeurs d’arabe. Ils sont déchargés pour cela, une journée par semaine. 3-
Inspections. - Nous avons alerté le Conseiller Culturel sur le retard dans les inspections. Certains collègues n’ont pas été inspectés depuis 7 ans ! 4- RASED, intégration des élèves handicapés. 40 dossiers d’intégration ont été montés par les collègues du RASED cette année. Nous avons souligné l’absence de moyens pour la prise en charge des élèves en grande difficulté dans les villes de province où leur action se limite au diagnostic pour les cas les plus lourds. Les compétences existent souvent localement, il faut dégager du temps pour les enseignants spécialisés volontaires pour mener des actions de remédiation. Aucune réponse claire ne nous a été faite. Nous reviendrons donc à la charge très prochainement. 5-
Situation
des personnels. - Régularisation des TNR : cette année, 2 collègues titulaires sont en contrat local, à temps plein. Elles devraient être régularisées à la prochaine rentrée. - Avantages familiaux et frais de scolarité pour les recrutés locaux : nous avons posé le problème du coût des frais de scolarité pour nos collègues recrutés locaux, et demandé que l’aide des établissements pour une prise en charge de ces frais soit rapidement augmentée. Nous serons destinataires des documents fixant les montants actuels des avantages perçus. Encore une fois, il faudra très vite reposer le problème, dans les différents conseils d’établissement et obtenir une meilleure prise en charge. - Paiement des heures d’activités péri-éducatives . La circulaire va être appliquée au Maroc (enfin !). Nous avons insisté sur le fait que tous les collègues ayant effectué ces activités péri-éducatives soient déclarés à l’AEFE, depuis le 1er mars 2004. Le coût de ces mesures n’est pas extraordinaire et ne mettra pas en danger le budget des établissements. Nous mettrons à l’ordre du jour des CE des établissements, et nous demanderons la prise en charge des heures d’activités péri-éducatives pour nos collègues contrats locaux et ATSEM. Nous avons également demandé que nous soit communiqué le budget consacré à la passation des tests d’entrée, pour lesquels les parents paient. ATSEM en contrat de résident : après leur départ à la retraite, elles seront remplacées par des recrutées locales. 6-
Local
syndical : Le conseiller culturel a tenu à nous annoncer que les
syndicats devraient très prochainement bénéficier d’un local à Rabat. Deux pistes sérieuses
sont à l’étude. 7-
Calendrier
scolaire : Le Conseiller Culturel doit signer une modification pour 2 semaines complètes en février. 8-
Personnels
ATOS. - Le SNUipp a questionné le conseiller culturel sur l’évolution du problème de la fiscalité. Des sommes énormes sont réclamées à nos collègues ATOS en contrat local (ambassade, instituts, établissements français). Des discussions sont engagées avec les autorités marocaines, qui n’ont toujours pas abouti, même si le conseiller culturel espère trouver une solution rapide pour un règlement « en douceur et sans drame », « si tout le monde y met du sien » au problème des arriérés d’impôts réclamés. Il faudra également réfléchir à des solutions durables pour l’avenir. Le prélèvement à la source, que nous avons évoqué, pourrait être une des pistes, même si elle n’est pas la plus commode. Rappelons que la FSU a demandé, depuis des mois maintenant, que le ministère des Affaires Etrangères et l’AEFE, prennent à leur charge les sommes réclamées si aucune solution à l’amiable n’était trouvée. - Le SNUipp a également évoqué les conditions de travail de certains agents, comme les veilleurs de nuit, dont les horaires dépassent de loin ceux autorisés par le code du travail, et l’externalisation de certains services, qui conduisent des établissements à avoir recours à des sociétés privées (comme Rank Xerox) et leurs employés pour effectuer les tâches assumées par nos collègues. L’administration répond qu’il s’agit là de la mise en œuvre des instructions du « plan de rationalisation » de 2001 données par l’Agence, avec lesquelles le SNUipp marque son total désaccord. - Enfin, le SNUipp a rappelé son attachement au respect des droits syndicaux de nos collègues ATOS, et souhaite qu’il n’y ait plus d’entrave à la circulation des représentants syndicaux, distribution de tracts ou affichages syndicaux. François Le Floc’h, Philippe Séverac, Jocelyne Belefquih, Catherine Safi Article ajouté le 2006-11-09 , consulté 26 fois CommentairesGilbert Torrès le 14/11/2006 à 14:29:47Bravo François pour ce blog et merci de me communiquer ces informations bien que je ne sois pas adhérent de ton syndicat. Je suis adhérent du SE-Unsa et je suis à la veille de recevoir quelque information que ce soit de la section Maroc. En revanche, le HDF fait son travail. (Ceci dit non pas pour allumer de guerre entre syndicats ou établir de concurrence mais pour dénoncer et déplorer le fait). Donc deux fois merci. Bonne continuation. GT LiensVoir les articles de la catégorie " Spécial Maroc "Retour aux articles |