Tous en grève le 24 novembre 2009!
Au Maroc comme en France,
tous en grève le 24 novembre !
Appel
national de la FSU, la CGT, FO et Solidaires
POUR un système
éducatif qui assure la réussite de tous les jeunes, CONTRE
les suppressions de postes,
POUR
l’augmentation des recrutements aux concours,
POUR une autre
réforme de la formation des enseignants, CONTRE la
précarité,
POUR les salaires et
la revalorisation de l’ensemble des personnels, POUR
la défense des statuts.
A la veille du Conseil
d’Administration de l’AEFE où doit être adopté le nouveau Plan d’Orientation Stratégique de
l’Agence et à quelques semaines du
Comité Technique Paritaire qui traitera de la carte scolaire, les personnels doivent se faire entendre !!!
1 - Le 24 novembre : coup
d’envoi de la mobilisation
Dans l’éducation, et
plus fortement encore dans les établissements français de l’étranger, nous
subissons tout à la fois : insuffisance budgétaire, suppressions de postes et
dégradations de nos conditions de travail, autoritarisme et gestion par le stress, culture de la performance, du mérite,
mobilité pas toujours choisie et précarité des emplois ...
La même logique
libérale déjà à l'œuvre dans le privé s'applique aujourd'hui à l'ensemble des services
publics. Elle remet en cause ce qui est constitutif de l’école républicaine,
les statuts et les missions de ses personnels.
C’est donc bien tous
ensemble que nous devons nous battre contre le gouvernement et sa politique.
Il est de la responsabilité de chaque salarié, et à fortiori des organisations
qui les représentent, de participer à la construction d’un
mouvement général pour une autre politique.
C’est pourquoi la FSU a
pris ses responsabilités en appelant à une journée de grève dans l’éducation
le 24 novembre. Si nous regrettons que nos partenaires de l’éducation ne nous
aient pas tous rejoint (la CGT, FO et Solidaires appellent également à la
grève), nous voulons que ce 24 novembre soit le début d’un
mouvement social rassemblant les salariés du public et du
privé, pour faire reculer le gouvernement et changer de politique.
Le 24 novembre, donnons le coup d’envoi de la mobilisation
et fermons toutes les écoles !
2- Budget de l'éducation
2010
Le
projet de Budget confirme la politique constante de ce gouvernement depuis 2007
: diminuer
les moyens des Services Publics.
Elle se déclinerait
de la manière suivante pour l’Education Nationale :
Total des suppressions de postes : 16 000
Ce nombre se décompose de la manière
suivante :
-> 18 202 suppressions de postes de stagiaires en IUFM (conséquence
directe de la réforme
de la formation initiale)
->
600 suppressions de postes administratifs
-> 2658 créations de postes dans le premier degré. Ces
postes sont justifiés par l’évolution démographique attendue
et par la compensation des stages filés actuellement assurés par les
stagiaires PE2
-> 144 créations de postes dans le second degré sur
les établissements en zones difficiles.
Si ces chiffres
pourraient laisser croire que le premier degré est épargné par les coupes de
ce budget, il n’en est rien. Les créations au titre de la démographie se font à
hauteur d’un
poste pour 50 élèves supplémentaires.
Les suppressions de
postes au concours mettent en péril l’avenir de notre profession et de
sa pertinence pédagogique. La suppression des listes complémentaires ne pourra
que conduire
à des vacances de postes en cours d’année tant les recrutements sont
insuffisants pour faire face aux besoins, notamment de remplaçants.
Le premier degré est
donc lui aussi fortement touché, ce qui ne peut que renforcer nos inquiétudes quant à
l’avenir de l’école maternelle.
3-
Un métier à défendre
Techniques
de management, pressions hiérarchiques, performances et résultats, aliénation du travail au profit d’indicateurs
déshumanisés : on pourrait croire qu’il s’agit là du lexique propre au capitalisme sauvage dont les ravages sont
aujourd’hui largement décriés.
C’est pourtant bien le
choix fait en introduisant dans l’Education Nationale, et dans toute
la fonction publique, ces méthodes de fonctionnement et de gestion des personnels, comme
s’il s’agissait de la dernière idée novatrice.
Sans un coup d’arrêt
net, cela conduira à un désastre malheureusement déjà engagé.
Les
dernières contre-réformes font la preuve de cette idéologie. Le pilotage par l’évaluation (avec des protocoles sans intérêt
pédagogique), les programmes conçus pour cela (au détriment des savoirs à enseigner), l’individualisme comme pour
la gestion de nos carrières en sont
les exemples criants. Ils augmentent les pressions sur chacun et dénaturent
le quotidien de la classe.
Combien de temps et
d’énergie gâchés à élaborer des PPRE vidés de leurs sens, une organisation de la
semaine et une aide personnalisée inadaptées ?
En France, l’aide
spécialisée est démantelée, les crédits pédagogiques sont réduits de moitié mais les stages de « non remise à niveau »
trouvent leur financement ! Combien de fiches actions fantomatiques
faut-il réaliser et quel temps reste-t-il pour élaborer de véritables projets ? A combien d’injonctions administratives
dénuées de tout intérêt scolaire faudra-t-il encore répondre ?
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